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Club de Lecture du 21 juin 2020

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En cette formidable journée du 21 juin, les Lectrices ont enfin pu se retrouver pour parler lecture autour d’un gâteau et de douceurs sucrées, en profitant notamment pour faire un concours de réglisse.

La discussion (littéraire, pas culinaire), portait sur « Celle qui a tous les dons » de M. R. Carey.

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Les Lectrices présentes n’ont pas été emballées (dans du réglisse ^^) par cette lecture.

Sara a été dégoûtée par moment, elle a trouvé cela trop long (disons qu’elle a eu une lecture « hachée »), a été perturbée par le décalage de style entre les descriptions adultes et le côté enfantin avec Melanie.

Marjolaine a commencé la lecture, elle a aussi trouvé cela un peu gore même si on a envie de connaître le pourquoi du comment, toutefois elle n’est pas sûre de continuer cette lecture.

Quant à Gwenaëlle, elle ne sait pas si Melanie a effectivement tous les dons mais l’auteur a eu celui de l’ennuyer, à tel point qu’elle a arrêté sa lecture à plus de la moitié (information de dernière minute : elle a depuis fini la lecture après une pause). Elle a trouvé que l’intrigue mettait trop de temps à se mettre en place, dommage car le fond était bon.

Toutes les Lectrices étaient d’accord sur le fait que l’idée de départ était bonne mais mal traitée par la suite.

C’était à Gwenaëlle de proposer 3 choix pour le traditionnel pavé de l’été :

  • « Roadmaster » de Stephen King
  • « Americanah » de Chimamanda Ngozi Adichie
  • « L’ombre du vent » premier tome du « Cimetière des livres oubliés » de Carlos Ruiz Zafón

C’est cette dernière proposition qui a été choisie unanimement et qui accompagnera donc les Lectrices cet été.

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Puis les Lectrices ont échangé leurs coups de cœur/de griffe :

  • Sara : coups de cœur pour « Le mur invisible » de Marlen Haushofer, « Le monde dans 5 m2 » de Valentine Le Callet, « Le regard féminin » d’Iris Brey, « Génération offensée » de Caroline Fourest, « Retour de service » de John Le Carré;
  • Marjolaine : coups de cœur pour le prequel de Hunger Games « La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur » de Suzanne Collins, « Fifi brindacier » d’Astrid Lindgren, « Un palais d’épines et de roses » de Sarah J Mass, « Au soleil redouté » de Michel Bussi;
  • Gwenaëlle : coups de cœur pour « L’aube à Birkenau » de Simone Veil et David Teboul, « Le chalais bleu » de Jean-Claude Servais.

 

Les Lectrices vous souhaitent un très bel été, reposant et riche en découvertes, et vous disent à bientôt pour de nouvelles aventures !

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Club de lecture du 24 mai 2020

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C’est une nouvelle fois un club dématérialisé qui a eu lieu, tout en dégustant des écrevisses. Ah non, pardon, pour échanger autour de « Là où chantent les écrevisses » de Delia Owens. (Tout un programme, car difficile de savoir où chantent les écrevisses…).

Les Lectrices ont été unanimes (à l’exception de Sara mais les Lectrices sont quasi sûres de lui avoir donné envie de le lire), elles ont toutes beaucoup apprécié cette lecture, ceci étant assez rare pour être souligné.

Gwenaëlle a lu le livre en janvier, sur les conseils de Magali, elle a trouvé que c’était une belle histoire pleine de rebondissements avec un personnage féminin fort comme elle les aimes. Elle a été surprise de savoir qu’il s’agissait d’un premier roman tant cela ne se ressent pas à la lecture et a aussi trouvé que ce livre se prêterait bien à être porté à l’écran, notamment du fait des descriptions de faune et de flore.

Claire a également bien aimé ce livre, notamment les descriptions de la nature sans que cela ne fasse trop « Wikipédia », et ce beau portrait de femme,  mais a eu quelques interrogations sur la vraisemblance de tout ce que le personnage de Kya vit et comment elle survit.

Marjolaine, qui avait proposé cette lecture, l’a qualifiée d’un des rares très bons romans lus ces derniers temps. Elle a particulièrement bien visualisé les descriptions et cela lui a donné envie d’avoir des livres d’aquarelle à côté. Les aller-retour étaient pour elle bien menés même si elle a trouvé la fin un tantinet décevante.

Sandy a elle aussi beaucoup aimé cette lecture, elle a trouvé le livre bien construit et a plongé dans l’histoire du marais après avoir réussi à passer les cinquante premières pages un peu descriptives. C’est un beau livre bien écrit selon ses mots.

C’était à Claire de proposer 3 romans pour le prochain Club :

  • « Une histoire naturelle des dragons » de Marie Brennan
  • « Chez soi » de Mona Chollet
  • « Celle qui a tous les dons » de M. R. Carey

Et c’est cette dernière proposition qui a été retenue à la majorité.

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Les Lectrices ont ensuite échangé leurs traditionnels coups de cœur / griffe :

  • Sara : coup de cœur pour « L’institut » de Stephen King, coup de griffe pour la saison 3 de Westworld;
  • Claire  : des coups de cœur pour « Ze British dream » de Caroline W Barnes, « Monsieur Origami de Jean-Marc Ceci, le film « Petit paysan » ,  la série « Tales from the loop » et « Crazy rich asians »  ( le  film) ;
  • Marjolaine : coups de griffe pour « Les prisonniers de la liberté de Luca du Fulvio, « Le cœur battant du monde » de Sébastien Spitzer, coups de cœur pour « Le châle de cachemire » de Rosie Thomas, « Une rencontre au bord de l’eau » de Jenny Colgan;
  • Gwenaëlle : coups de cœur pour « La part des flammes de Gaëlle Nohant, « La nuit a dévoré le monde » de Martin page et belle découverte avec « L’arabe du futur I » de Riad Sattouf;
  • Sandy : coup de cœur pour « Sauver sa peau » de Lisa Gardner.

Les Lectrices vous souhaitent une bonne continuation en ce printemps ensoleillé et vous disent à bientôt pour de nouvelles aventures !

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Prix des Lectrices 2020 … et Mépris des Lectrices 2020

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1 an, 7 livres, une compétition haletante et au final il n’en restera qu’un.

Bienvenue dans le Prix des Lectrices 2020, dont voici sans plus attendre la sélection :

Le Silmarillion de J. R. R. Tolkien (Aude)

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La transparence selon Irina de Benjamin Fogel (Claire)

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Les testaments de Margaret Atwood (Gwenaëlle)

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Monsieur Origami de Jean-Marc Ceci (Magali)

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Circé de Madeline Miller (Marjolaine)

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La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben (Sandy)

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Le sport des rois de C. E. Morgan (Sara)

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Mais en cette année 2020, les Lectrices innovent.

Les coups de cœur c’est sympa, mais les coups de griffe aussi. Ou plutôt un mépris, une lecture difficile, rebutante, sur laquelle la lectrice n’a pas accroché, dont elle espérait et au final où elle a été déçue. Car ce qui plaît à l’un peut ne pas plaire à l’autre, et vice-versa.

Alors en 2020 les Lectrices instaurent également leur Mépris, libre à chaque Lectrice de les lire tous ou quelques-uns ou aucun.

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Après l’illustration de ce Mépris des Lectrices 2020, découvrons sans plus tarder la sélection :

La servante écarlate de Margaret Atwood (Aude)

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Lonesome dove de Larry McMurtry (Claire)

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Une pluie sans fin de Michael Farris Smith (Gwenaëlle)

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Le cœur est un chasseur solitaire de Carson McCullers (Magali)

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Et il a neigé sur le fjord de Laetitia Arnould (Marjolaine)

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King Kong théorie de Virginie Despentes (Sandy)

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La prisonnière du temps de Kate Morton (Sara)

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Bonne lecture et bonne découverte !

 

 

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Et le gagnant du Prix des Lectrices 2019 est …

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A chaque printemps son Prix des Lectrices, une institution créée il y a désormais plusieurs années de cela et en passe de reléguer le Goncourt ou le Renaudot à des prix littéraires de seconde catégorie.

Pour cette édition 2019, six livres étaient en lice, et autant dire qu’avec ces lectures les Lectrices ont marché, beaucoup.

Comme chaque année, des univers variés permettant à chacune de découvrir ou redécouvrir des lectures, avec son lot de commentaires enjoués ou de remarques acerbes mais toujours dans la bonne humeur et la cohésion.

Six livre mais un seul prix, qui pour succéder à « Mémoires d’Hadrien », ou encore « Martin Eden », ou « Simple », ou « Le livre de Dina » ?

Le suspens est à son comble, la foule est en liesse (virtuelle la foule), et pour ce vote 2.0 (comme quoi il suffisait de consulter les Lectrices pour organiser des élections municipales sécurisées pour tous tout en restant chez soi) un seul tour a suffi car un roman a remporté avec un vote d’avance le Prix.

« Fais de moi la colère » a récolté un vote, suivi de « Tous les hommes du roi » et « Le pouvoir » avec deux votes chacun, talonné par « Les délices de Tokyo » avec trois votes.

Vous l’avez deviné, tout s’est joué entre « je pars marcher pour réfléchir sur ma vie, y trouver un sens et me réinventer » aka « Wild » et « je marche en espérant être le dernier et remporter La longue marche » aka « Marche ou crève ».

Tout le monde en cœur avec moi : « Un kilomètre à pied, ça use, ça use, un kilomètre à pied ça use les souliers. Deux kilomètres à pied, ça use, ça use, deux kilomètres à pied, ça use les souliers. Trois kilomètr… » (qui a coupé le micro ?).

Et donc sans plus attendre, le gagnant du Prix des Lectrices 2019 est *coupure de pub*

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(Hommage à Albert Uderzo décédé le 24 mars 2020)

Bienvenue de retour parmi nous, aujourd’hui la grande finale du Prix des Lectrices 2019.

Et donc, le moment tant attendu, le nom du gagnant.

Qui de « Wild » ou de « Marche ou crève » remporte le Prix des Lectrices 2019 ?

Et bien c’est « Marche ou crève » de Stephen King qui l’emporte, avec six votes !

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Place maintenant au Prix des Lectrices 2020, avec une nouveauté pour pimenter les lectures à venir.

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Club de lecture du 26 janvier 2020

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« Noël, joyeux noël, et bons baisers de la part des Lectrices ! » (air célèbre de la compagnie des Lectrices)

Et oui, en ce dimanche 26 janvier 2020, les Lectrices se retrouvaient pour fêter Noël et la nouvelle année autour d’un bon repas, et échanger autour de « La ferme africaine » de Karen Blixen.

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Deux Lectrices, Magali et Gwenaëlle, avaient déjà lu le roman.

Il a plutôt fait l’unanimité auprès des Lectrices pour son côté décousu, le récit fait par un personnage froid dont les propos apparaissent racistes et colonialistes. Les Lectrices ont d’ailleurs qualifié ce récit comme un recueil de chroniques. Elles ont également trouvé que c’était très bien écrit d’un point de vue du style, que les paysages étaient décrits magnifiquement et donnaient envie d’aller en Afrique, mais que la construction faisait qu’il était difficile de s’accrocher à la lecture.

Marjolaine a détesté le livre, elle l’a qualifié d’essai plutôt que roman et n’a pas aimé le personnage de Karen Blixen, une personne froide limite plus attachée et touchée par les animaux que par le personnel travaillant pour elle. Du même auteure elle a préféré « Le festin de Babette ».

Magali et Gwenaëlle ont un avis plus partagé, il y a des aspects du récit qu’elles ont apprécié, notamment les descriptions des paysages, et d’autres qu’elles ont moins ou peu aimé.

Toutes les Lectrices avaient également vu le film (qui est d’ailleurs assez différent du livre dont la lecture peut surprendre quand celui-ci a été vu avant), toutes s’accordent à dire qu’il est très beau et axé sur l’histoire d’amour, pour Gwenaëlle il est complémentaire de ce livre car il illustre beaucoup de passages qui sont sous-entendus dans le récit (l’histoire d’amour, la maladie notamment).

C’était au tour de Sara de proposer 3 lectures pour le prochain Club :

  • « Un monde sans rivage » de Hélène Gaudy
  • « Avant que j’oublie’ d’Anne Pauly
  • « Une machine comme moi » d’Ian McEwan

Et c’est ce dernier roman qui a été retenu par une courte majorité.

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Puis les Lectrices ont échangé leurs coups de cœur/de griffe (en vérité, les Lectrices ont beaucoup papoté de sujets divers et variés mais contentons-nous ici de narrer ceux en rapport avec la lecture – et voilà que la Scribe reparle d’elle à la première personne du pluriel maintenant, des personnalités multiples -) :

  • Marjolaine : coups de cœur avec « Couleurs de l’incendie » de Pierre Lemaître, « Le moine de Moka » de Dave Eggers, « Mon territoire » de Tess Sharpe, « Moon brothers » de Sara Crossan, « The wicked deep » de Shea Ernshaw, « Frnk » de Bocquet – Cossu, coups de griffe pour « Et il a neigé sur le fjord » de Laetita Arnould et limite pour « La reine des neiges 2 » au cinéma (limite parce qu’il ne fait pas bon fâcher Elsa);
  • Sara : coups de cœur pour les séries « Killing Eve », « Years & Years », le film « A couteaux tirés » de Rian Johnson et en roman « Le prieuré de l’oranger » de Samantha Shannon, coups de griffe pour « L’ascension de Skywalker »;
  • Gwenaëlle : coups de cœur pour « Sans foi ni loi » de Marion Brunet, « Jurassic Park » de Michael Crichton (relecture), « Sirius » de Stéphane Servant, les adaptations en romans graphiques du « Chant du monde » et de « Nez de cuir », « Les filles du docteur March » de Greta Gerwig, « A couteaux tirés » de Rian Johnson, « Brooklyn affairs » d’Edward Norton, « 1917 » de Sam Mendes (par contre pas vraiment d’histoire), « Les misérables » de Ladj Ly, côté séries « Les rivières pourpres », « Victoria », « L’amie prodigieuse », et coups de griffe pour « Une pluie sans fin » de Michael Farris Smith, « Une vie inachevée » de Terrence Malick (beau mais long).

Les Lectrices vous souhaitent une douce et agréable fin de journée et de janvier, et vous disent à très bientôt pour de nouvelle aventures !

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Club de lecture du 19 avril 2020

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En ce dimanche 19 avril 2020, le mot d’ordre est toujours « Restez chez vous », et c’est donc ainsi que les Lectrices ont échangé lors d’un club 2.0 autour du roman d’Aldous Huxley « Le meilleur des mondes ».

A l’exception de Sandy et de Marjolaine, toutes les Lectrices avaient déjà lu ce roman en étant adolescente, certaines ont décidé de le relire d’autres non.

Commençons par les Lectrices pour qui cette lecture était une découverte. Marjolaine n’a pas aimé du début à la fin, cela lui a fait penser à d’autres livres ou films  mais elle n’a pas accroché du tout au style, qui a vieilli et toutes les Lectrices ont été d’accord sur ce point. Sandy a pour sa part trouvé le thème intéressant, elle a beaucoup aimé certains passages, notamment l’arrivée du Sauvage dans le monde idéalisé par sa mère, mais n’a pas accroché aux descriptions tout particulièrement au début.

D’autres Lectrices ont choisi de ne pas relire le roman, notamment afin de conserver le souvenir qu’elles en gardent. C’est le cas de Sara qui l’a lu adolescente, l’avait beaucoup aimé et avait été marquée par cette lecture, elle n’a pas osé le relire par peur de désacraliser l’histoire et le souvenir de cette découverte littéraire. Idem pour Magali qui avait été marquée par cette lecture qui lui avait beaucoup plu. Elle pense que l’ensemble a peut-être vieilli mais pas sur le fond et et l’histoire qui reste toujours riche en matériaux et est d’ailleurs utilisée comme référence dans d’autres livres ou films.

Gwenaëlle a hésité à relire le roman ou à rester sur son impression de jeunesse, elle a choisi la première option et a été moins marquée par cette relecture, tout particulièrement dans un contexte de confinement qui donne une autre dimension à cette lecture où il est question du libre arbitre laissé à chaque individu et cristallisé à travers le personnage du Sauvage, où chacun doit soit se fondre dans le moule soit être relégué dans des réserves ou en exil, quelque peu ironique tandis que plus de la moitié de l’humanité est confinée. Elle juge que ce livre porte sur l’avenir et que si cette lecture, ou relecture, suscite autant de réactions épidermiques c’est parce que nous sommes dans l’utopie imaginée par l’auteur et que la vérité fait bien souvent mal et qu’il est difficile d’en affronter le reflet dans le miroir. Aude a aussi relu le roman, si elle avait énormément aimé la première fois car il s’agissait d’un sujet littéraire nouveau, elle s’est ennuyée lors de cette relecture qu’elle a qualifié de sympathique sans y avoir pris de réel plaisir. Enfin Claire a elle aussi relu le roman, elle est restée en accord avec sa première impression puisqu’elle n’avait pas aimé et que c’est toujours le cas aujourd’hui. Elle a eu des difficultés avec le style, ainsi qu’avec certains passages descriptifs de la famille. Ce roman reste de la science-fiction mais ne la touche pas, elle le trouve d’ailleurs déprimant.

En conclusion, les Lectrices se sont accordées pour dire que ce roman était moderne lors de sa parution en 1932 mais que la manière d’écrire a vieilli, aujourd’hui elles conseilleraient cette lecture mais à de jeunes lecteurs pour la découverte.

Puis, c’était au tour de Marjolaine de proposer 3 lectures :

  • « Là où chantent les écrevisses » de Délia Owens
  • « Fifi Brindacier » d’Astrid Lindgren
  • « Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler » de Luis Sepulveda

Au prochain Club, les Lectrices iront (virtuellement) « Là où chantent les écrevisses ».

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Enfin les Lectrices ont échangé leurs coups de cœur/griffe :

  • Claire : avis mitigé sur « La tempête des échos » de Christelle Dabos, « Winter » de Rick Bass
  • Magali : coups de cœur pour « Journal d’une femme adultère » de Curt Leviant, « Ecriture : mémoires d’un métier » de Stephen King
  • Sara : coup de cœur pour « La  nuit a dévoré le monde » de Martin Page
  • Aude : coups de cœur pour « Le passage » de Justin Cronin, « La reine du sud » d’Arturo Perez Reverte, « Etiquette & espionnage » de Gail Carriger
  • Marjolaine : coups de cœur avec « Mad » de Daphné du Maurier, « Sacrées sorcières » adapté en BD par Pénélope Bagieu, « Tout le bleu du ciel » de Mélissa Da Costa, « La petite faiseuse de livres » de Miya Kazuki
  • Sandy : coups de cœur pour « L’envers du décors » de Tatiana de Rosnay, « Tokyo vice » de Jake Adelstein, de griffe pour « Regarde » de Hervé Commère et mitigé pour « Un jour nouveau » de Jill Santopolo
  • Gwenaëlle : coups de cœur pour « Artemisia » d’Alexandra Lapierre, « La décision » d’Isabelle Pandazopoulos, « Préférence système » d’Ugo Bienvenu, « Mémoires d’un ouvrier » de Bruno Loth, et côté cinéma (avant mi-mars) « Notre-dame du Nil » d’Atiq Rahimi, « Birds of prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn » de Cathy Yan, « Dark Waters » de Todd Haynes

 

Les Lectrices vous invitent donc à rester chez vous, à prendre soin de vous et de vos proches, à lire bien entendu et vous disent à bientôt pour de nouvelles aventures !

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Club de lecture du 21 février 2020

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En ce vendredi 21 février 2020, les Lectrices se sont réunies dans un cadre pasta & pizza pour échanger autour du roman « Une machine comme moi » de Ian McEwan.

(A ce stade, les Lectrices ont passé commande de leur repas, sans avoir forcément compris toutes les explications du serveur Italien.)

(Il est fort probable que l’amatrice de chianti soit celle rédigeant actuellement ce compte-rendu et internationalement, voire même au-delà, connue sous le nom de La Scribe)

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Cette lecture avait été proposée par Sara qui aime en général les écrits de l’auteur. Et une nouvelle fois, elle a bien aimé (et une nouvelle fois elle s’est trouvée un peu seule …) malgré des personnages antipathiques et quelques longueurs. Bien que déçue par le personnage féminin « un peu meuble », elle s’est laissée embarquer jusqu’au bout.

Marjolaine aime aussi cet auteur qui a une belle écriture. Cette lecture lui a fait penser au dernier Jonathan Coe mais l’a surtout mise mal à l’aise tant c’est malsain, oppressant, stressant avec la présence de ce robot que rien ni personne ne semble pouvoir neutraliser. Elle n’a aimé aucun personnage et a été déçue par cette lecture, stressante pour reprendre les mots de la principale intéressée.

Sandy ne se prononce pas puisque n’ayant pas pu lire le livre mais a écouté avec attention les échanges.

Le coup de grâce fut donné par Gwenaëlle qui a trouvé le roman, bavard, très bavard, trop bavard. L’idée de départ était intéressante et d’ordinaire elle apprécie ce genre de questionnement mais ici dès que l’intrigue commence elle est coupée par des ages d’explications sur un personne, la situation politique etc. Elle a trouvé les personnages exaspérants : Charlie imbu de lui-même, Miranda petite conne et Adam, robot malgré tout. Quand au style, elle a trouvé que l’auteur donnait l’impression de s’aimer beaucoup et cela ne lui a pas donné l’envie de lire autre chose de lui. Elle a aussi avoué avoir arrêté la lecture au milieu de l’intrigue et être passée directement à la fin, même ainsi elle a eu l’impression de ne pas avoir manqué quoi que ce soit.

C’était à Gwenaëlle de proposer 3 lectures (qualifiées de sinistrose par certaines …) :

  • « Artemisia » d’Alexandra Lapierre
  • « Nuages flottants » de Fumiko Hayashi
  • « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley

Et bien en avril les Lectrices découvriront donc la version du monde idéal selon Aldous Huxley (et rassurez-vous, les Lectrices se rencontreront bien en mars, sous un format un peu différent).

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(A ce stade, les Lectrices ont passé commande de leur dessert, là encore parfois les yeux fermés malgré les explications du serveur.)

Puis, les Lectrices ont partagé leurs coups de cœur / griffe :

  • Sara : des coups de cœur avec « Le consentement » de Vanessa Springora, « Préférence système » d’Ugo Bienvenu, et mitigée avec « Miroir de nos peines » de Pierre Lemaître;
  • Sandy : coup de cœur pour « La mémoire des murs » de Tatiana de Rosnay;
  • Marjolaine : coup de griffe pour « La fille de Vercingétorix » de Jan-Yves Ferri, coups de cœur pour « Félines » de Stéphane Servant, « Chroniques d’Edimbourg » d’Alexander McCall, « Pour mémoire » d’Alain Genestar, « Le don de Lorenzo » de Michael Morpurgo, les adaptations BD de « Dans la forêt », « Rémi sans famille »;
  • Gwenaëlle : des coups de cœur avec « Miroir de nos peines » de Pierre Lemaître, « Là où chantent les écrevisses » de Delia Owens, « L’odyssée d’Hakim » de Fabien Tuolmé, « Avez-vous lu les classiques de la littérature ? » Tome 2 de Soledad Bravi et Pascale Frey, et au cinéma avec la (re)sortie de « Millenium actress » de Satoshi Kon.

 

Les Lectrices vous souhaitent une bonne continuation et surtout, de belles lectures !

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Club de lecture du 1er novembre 2019

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En ce premier novembre quelque peu arrosé, les Lectrices se sont retrouvées pour échanger autour de « Ma vie sur la route : Mémoires d’une icône féministe » de Gloria Steinem.

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Commençons avec Marjolaine, qui n’a pas lu la préface (!), elle a apprécié cette lecture mais l’a trouvée un peu longue parfois. Elle a particulièrement aimé le début du récit avec le voyage sur la route avec le père, ainsi que la remarque de l’auteur sur le sens de certains mots qui ont une connotation extraordinaire au masculin et péjorative au féminin, comme aventurier/aventurière et son travail dans plusieurs élections présidentielles. Elle a aussi été touchée par la partie du récit sur les Amérindiens, ainsi que la présence de photographies. Elle a par contre trouvé qu’il y avait trop de politique, et que l’auteur « s’aime trop » en s’auto-félicitant à chaque fois qu’elle a participé, contribué ou créé quelque chose. Marjolaine aime bien en général les parcours de vie, malgré quelques reproches elle a apprécié sa lecture.

Sandy n’a pas fini le livre mais va le continuer. Elle le trouve un peu longuet, qu’il manque parfois de profondeur et que le titre est particulièrement mauvais car il n’y a pas que le combat féministe qui y est relaté mais des combats variés. Elle a trouvé que l’auteur restait en surface, contrairement à Mona Chollet dans ses essais. Par contre, le thème du sens du voyage et des rencontres la passionne et la touche, elle a été sensible à la présence de celui-ci dans le récit et espère que cela sera le cas jusqu’à la fin.

Gwenaëlle avait lu cette autobiographie cet été, récit dont il a fallu attendre longtemps la publication en Français. La préface signée par Christiane Taubira m’a permis d’avoir une autre vision de cette personne. Elle a trouvé cette lecture intéressante et enrichissante sur un plan personnel, qui lui a permis d’avancer dans sa réflexion personnelle. Elle a été particulièrement marquée par les réflexions de Gloria Steinem sur le vote et son importance : « Non seulement il faut voter, mais il faut se battre pour voter. L’isoloir est le seul endroit sur terre où les plus faibles sont les égaux des plus puissants. », ainsi que sa réflexion sur le fait que le voyage commence à partir du moment où l’on sort de chez soi : « A présent, quand on me demande avec condescendance pourquoi je n’ai pas de voiture – et on continue à me poser la question – , je réponds simplement : « Parce que l’aventure commence à l’instant où je sors de chez moi. ». ». C’est une lecture riche qui pousse à la réflexion, et qui s’avère quasiment indispensable par rapport à la situation actuelle en France, mais aussi ailleurs dans le monde, pour prendre du recul et changer son regard sur l’autre et ce qui nous entoure.

Par rapport à ce qui a été débattu lors de la séance par les Lectrices, Gwenaëlle a avancé l’hypothèse qu’elles trouvaient peut-être cela pas assez profond tout simplement parce qu’il s’agit du style d’écriture, et que celui Américain est différent du Français, notamment dans la catégorie littéraire des essais.

Bien que non présente physiquement, Aude a tenu a partagé son avis à distance : « Pour commencer, bien que je ne sois pas une grande fan de Christiane Taubira, je trouve qu’elle offre un bon début à cette lecture avec une assez jolie préface, il faut le reconnaître. Nous sommes plongés ensuite aux sources d’une prise de parole féministe à travers les USA, par une nomade clairement assumée. De rencontre en rencontre, on sillonne ainsi les Etats Unis dans les pas de Gloria, dont l’acharnement au combat, tant pour les femmes que pour les minorités, donne énormément de courage et d’optimisme malgré tout dans cette ballade aussi savoureuse qu’édifiante. Il s’agit d’un éloge du voyage, de l’échange, de l’écoute, de la parole tant de leçons à retenir !!! ».

Ce partage s’achèvera sur ces paroles de Gloria Steinem : « De toutes ces années de militantisme, je retire une leçon claire : voter n’est pas la seule chose qu’on puisse faire, mais c’est le minimum. Pour avoir une démocratie, il faut en vouloir une. ».

C’était à Sandy de proposer 3 lectures pour le prochain Club :

  • « L’homme nu » de Marc Dugain et Christophe Labbé
  • « La ferme africaine » de Karen Blixen
  • « Tokyo Vice » de Jake Adelstein

Et, cela est rare pour être souligné, les Lectrices ont été emballées les trois propositions, ce qui n’a pas été évident pour choisir, finalement c’est « La ferme africaine » qui a été retenu !

Puis les Lectrices ont échangé leurs coups de cœur/griffe :

  • Marjolaine : le manga « Reine d’Egypte » de Chie Inudoh, « The promised neverland » de Kaiu Shirai, « Les belles vies » de Benoît Mainville, « L’héritière des Raeven » de Méropée Malo, « Fablehaven » de Brandon Mull, « Circé » de Madeline Miller, le film « Dilili à Paris » de Michel Ocelot;
  • Gwenaëlle : coups de cœur avec « Félines » de Stéphane Servant, « La fin du monde » de Fabrice Colin (fin frustrante car suite non publiée), et pour se détendre « L’étrange vie de Nobody Owens » de Neil Gaiman (lecture Halloween) et « American Royals » de Katharine McGee, et au cinéma « Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma, « Un jour de pluie à New York » de Woody Allen, « Martin Eden » de Pietro Marcello, « Joker » de Todd Phillips.

Les Lectrices vous souhaitent un bon mois de novembre et vous disent à bientôt pour de nouvelles aventures !

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Club de lecture du 22 septembre 2019

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En ce dimanche pluvieux, mais heureux, du 22 septembre 2019, les Lectrices se sont réunies pour parler de la lecture de l’été, enfin du pavé, à savoir « Lonesome Dove Episode 1 » de Larry McMurtry.

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En selle, c’est parti pour le rodéo littéraire !

Marjolaine, dont c’était la proposition, a beaucoup aimé et ne connaissait pas cet auteur. Ce récit comporte pour elle tous les thèmes du western tel qu’on l’imagine, avec de l’humour. Elle s’est attachée aux personnages, mais a trouvé que l’ensemble manquait peut-être d’un personnage féminin pêchu. Elle a trouvé le style bon, avec des rebondissements et à l’occasion aimerait voir la série qui a été faite.

Aude a aimé cette histoire retraçant la vie des cowboys au Texas, leur quotidien, grâce à ce livre qui casse les clichés. Elle a été immergée dans le récit, a moins aimé la place de la femme dans le récit, mais reconnaît que c’est sans doute fidèle à l’époque. Une lecture intéressante pour elle qui n’a pas l’habitude de lire du western.

Gwenaëlle a trouvé la première partie longue, très longue, sans aucune action et a eu du mal à s’accrocher aux personnages, à tel point qu’elle a fait une pause avant de lire la deuxième partie. Elle a nettement plus apprécié la suite : plus d’actions, le lieu n’est plus figé, de l’aventure et des grands espaces, le western débute enfin. Elle a trouvé quelques scènes particulièrement fortes, notamment l’attaque des mocassins lors de la traversée d’une rivière et au final a apprécié cette lecture et envisage de lire le second tome pour connaître le dénouement. Comme Marjolaine elle a envie de voir la série.

Certaines Lectrices n’ont malheureusement pas pu venir ce jour pour cause de virus, mais la magie du numérique aidant, elles ont partagé leur avis sur cette lecture.

Claire n’a pas aimé ce livre, elle l’a trouvé particulièrement misogyne par moment sauf à la fin où elle a trouvé que cela s’améliorait avec le personnage de Janey. Elle n’a trouvé aucun des personnages sympathiques, mais elle a noté des descriptions assez précises du Far West et a pensé au personnage féminin de « True Grit » (qu’elle a préféré). Elle ne regrette toutefois pas cette lecture qui lui a permis de découvrir un auteur.

Sara n’a pas fini la lecture, pour cause de rentrée littéraire, mais elle a moyennement aimé pour l’instant. Elle a apprécié l’aspect western, un style qu’elle ne lit jamais, mais elle a trouvé des longueurs au texte et s’est ennuyée par moment.

C’était à Aude de proposer 3, exceptionnellement 4, lectures pour le prochain Club :

  • « Ma vie sur la route : mémoires d’une icône féministe » de Gloria Steinem
  • « Cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez
  • « L’étrange vie de Nobody Owens » de Neil Gaiman
  • « La reine du sud » d’Arturo Perez Reverte

Et c’est le récit de Gloria Steinem qui a été retenu !

ma-vie-sur-la-route

Puis les Lectrices ont échangé leurs coups de cœur/griffe :

  • Marjolaine : coups de cœur avec « L’amie prodigieuse » d’Elena Ferrante, « Graine de sorcière » de Margaret Atwood, « Des nouvelles du monde » de Paulette Jiles, « Un si petit oiseau » de Marie Pavlenko, « L’île » de Robert Merle, « Le bruissement des feuilles » de Karen Viggers, « Les trésors de Mousse » de Claire Lebourg et coup de griffe pour « Vers la beauté » de David Foenkinos;
  • Gwenaëlle : du côté littéraire que des coups des cœur pour « Malevil » de Robert Merle, « California Girls » de Simon Liberati, « Ma vie sur la route : mémoires d’une icône féministe » de Gloria Steinem (et oui, le hasard …), « Petits secrets, grands mensonges » de Liane Moriarty, « Nuits appalaches » de Chris Offutt, « Jefferson » de Jean-Claude Mourlevat, « Dix jours avant la fin du monde » de Manon Fagertton, du côté cinématographique des coups de cœur pour « Once upon a time in Hollywood » de Quentin Tarentino, « Ad astra » de James Gray, « Les hirondelles de Kaboul » de Zabou Breitman et Eéa Gobbé-Mévellec, « Hors normes » d’Eric Toledano et Olivier Nakache (avant-première, le film sort en octobre), et un coup de griffe pour « Deux moi » de Cédric Klapisch;
  • Aude : coups de cœur pour « Les refuges » de Jérôme Loubry, « A l’est d’Eden » de John Steinbeck, «  »American royals » de Katharine McGee, « L’alchimiste » de Paolo Coelho, « Les dix petits nègres » d’Agatha Christie.

Les Lectrices vous souhaitent un bel automne et vous disent à bientôt pour de nouvelles aventures littéraires !

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Rentrée littéraire 2019 : quelques livres audio

Dans ma sélection spéciale Rentrée littéraire2019  il y avait  4 romans disponibles en livre audio (Merci Audible ) , écrits par 4 femmes…
Amélie Nothomb, Karine Tuil, Nathacha Appanah, Violaine Huisman.

Voici ce que j’en ai pensé de :

Soif, d’Amélie Nothomb (21 août)
Rose désert, de Violaine Huisman (22 août)
Les choses humaines, de Karine Tuil (22 août)
Le ciel par-dessus le toit, de Nathacha Appanah (22 août)

 

Note  07 09 2019 :

J’ai terminé « Le ciel par-dessus le toit », « Soif » et « Rose désert » – ce sont des romans plutôt courts … et j’ai aimé les trois.

(J’éditerai ce billet avec mon retour sur le roman de Karine Tuil.)

SOIF – Amélie Nothomb

Description

« Pour éprouver la soif, il faut être vivant. » Amélie Nothomb

« On n’apprend des vérités si fortes qu’en ayant soif, qu’en éprouvant l’amour et en mourant : trois activités qui nécessitent un corps. » Avec sa plume inimitable, Amélie Nothomb donne voix et corps à Jésus Christ, quelques heures avant la crucifixion. Elle nous fait rencontrer un Christ ô combien humain et incarné, qui monte avec résignation au sommet du Golgotha. Aucun défi littéraire n’arrête l’imagination puissante et fulgurante d’Amélie Nothomb, qui livre ici un de ses textes les plus intimes.

©2019 Éditions Albin Michel (P)2019 Audiolib

J’ai laissé passé quelques jours après dégustation de Soif, (il faut laisser décanter certains romans ). Ce n’est donc pas un avis à chaud que je vous livre…   Amélie Nothomb  nous raconte la vie de Jésus  à sa façon. Revisiter la vie du Messie, ce n’est pas une idée nouvelle, mais c’était assez inattendu de la part d’Amélie Nothomb . En tout cas, moi, j’ai été suprise par ce choix de sujet

Soif est un roman spirituel, tragique et hédoniste  Amélie Nothomb sait si bien décrire le plaisir de boire de l’eau – le texte est à la limite de la potomanie.

L’autrice sait aussi bien exprimer les souffrances de la soif… Le Christ décidant en effet de ne pas boire la veille de son supplice pour la douleur de la soif  atténue en quelque sorte les autres souffrances….

Soif est est un bon cru, le style est à la fois limpide et recherché mais ce n’est pas mon Nothomb préféré.  Mon favori reste « Stupeurs et tremblements » même si j’ai beaucoup apprécié Frappe -toi le cœur et Métaphysique des tubes.

Le format audio sied à merveille aux livres d’Amélie Nothomb – j’en ai écouté plusieurs  dont Frappe-toi le cœur.
Grégori Baquet ( la voix de Jésus ) est parfait dans ce long monologue. Sa lecture est fluide, sa diction précise…  C’est une belle performance.

 

ROSE DESERT – Violaine Huisman

Description

« C’est pas dangereux par là-bas ? À ton avis, bibi ? Je n’étais pas vraiment au courant du conflit au Sahara occidental avant de traverser la région en autocar. L’ampleur des problèmes de terrorisme dans cette zone du pays n’est pas non plus notoire, si? Il abaisse ses lunettes fumées avec une emphase théâtrale, et je remarque tout à coup ses yeux bleu-vert, lesquels, entre ses pattes-d’oie, sa peau burinée et sa barbe de trois jours, ressemblent aux lagunes de Dakhla. Géraldine, tu vas devoir m’expliquer ce que tu fous ici. »

Suite à un immense chagrin d’amour à l’approche de la trentaine, Violaine décide de traverser le désert, du Maroc au Sénégal. À partir de ce périple improbable, s’esquisse une réflexion sur l’emprise et la perte. En revisitant ses rapports aux hommes depuis l’adolescence, elle aborde avec une sincérité rarement égalée les tabous de l’éveil à l’amour et à la sexualité. L’écriture si particulière de Violaine Huisman, à la fois poétique et abrupte, s’impose sur ce sujet intime dans toute sa vitalité.

©2019 Editions Gallimard (P)2019 Editions Gallimard

« Fugitive parce que reine du rose désert »

Autobiographie (et biographie ) âpre, sensible, sans complaisance … Violaine Huisman raconte sa jeunesse et sa vie de jeune adulte à travers un voyage risqué en Afrique et une expatriation à New York. Pas de rose bonbon dans cette histoire , mais des descriptions chaudes d’une passion toxique,  des expériences parfois « borderline » des souvenirs douloureux d’une mère malade, fantasque, et d’une famille que l’on pourrait qualifier de « dysfonctionnelle » … VIolaine Huismains, sans auto complaisance, nous raconte son passé, sans omettre les expériences douloureuses. Et à la fin de cette traversée du désert de sa jeunesse, arrivent la maturité, l’apaisement (relatif) et la sagesse.  On apprend aussi des choses sur la Mauritanie et le Sénégal, et on se remémore les années 90/ 2000,  grâce à ce livre .

Je découvre cette autrice et j’ai aimé ce texte.

 

La lectrice,  Rachel Arditi, y est pour beaucoup dans mon appréciation. Elle vit visiblement le texte, tour à tour, écorchée vive, ironique, désespérée…  C’est un texte qui n’a pas dû être facile à dire/lire… Chapeau bas, donc !

 

LE CIEL PAR-DESSUS LE TOIT – Nathacha Appanah

« Sa mère et sa sœur savent que Loup dort en prison, même si le mot juste c’est maison d’arrêt mais qu’est-ce que ça peut faire les mots justes quand il y a des barreaux aux fenêtres, une porte en métal avec œilleton et toutes ces choses qui ne se trouvent qu’entre les murs. Elles imaginent ce que c’est que de dormir en taule à dix-sept ans mais personne, vraiment, ne peut imaginer les soirs dans ces endroits-là. »

©2019 Editions Gallimard (P)2019 Editions Gallimard

Le titre vient d’un poème de Verlaine. Le ciel par-dessus le toit est en lice pour le Renaudot et pour le Goncourt.

Il s’agit du récit d’une histoire de famille « dysfonctionnelle » ( je n’ai pas trouvé d’autre terme, même si je n’aime pas ce adjectif ). Même si ce sujet est un thème rebattu, Natacha Appanah- une écrivaine que je découvre alors qu’elle a déjà écrit dix romans –  introduit de la singularité dans le récit avec ses personnages complexes. Le texte parle aussi d’enfermement ( carcan familial, incarcération….),  d’émancipation, de marginalité…

C’est à la fois original, fort et doux. Simple, parfois banal, et parfois l’inverse. Cruel mais optimiste. La fin est abrupte et un peu trop ouverte à mon goût . J’ai néanmoins apprécié  la  concision de ce roman. Je  pense que « Le ciel … »  fera parler de lui et comprend qu’il soit en lice pour de grands prix littéraires.

Suliane Brahim de la Comédie Française possède une voix douce et agréable, mais  j’ai  trouvé son interprétation un peu lisse. (C’était peur-être voulu.)

# A noter : Le ciel par dessus le toit , les choses humaines et Soif sont en pré-sélection pour le Goncourt !