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Club de lecture du 26 janvier 2020

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« Noël, joyeux noël, et bons baisers de la part des Lectrices ! » (air célèbre de la compagnie des Lectrices)

Et oui, en ce dimanche 26 janvier 2020, les Lectrices se retrouvaient pour fêter Noël et la nouvelle année autour d’un bon repas, et échanger autour de « La ferme africaine » de Karen Blixen.

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Deux Lectrices, Magali et Gwenaëlle, avaient déjà lu le roman.

Il a plutôt fait l’unanimité auprès des Lectrices pour son côté décousu, le récit fait par un personnage froid dont les propos apparaissent racistes et colonialistes. Les Lectrices ont d’ailleurs qualifié ce récit comme un recueil de chroniques. Elles ont également trouvé que c’était très bien écrit d’un point de vue du style, que les paysages étaient décrits magnifiquement et donnaient envie d’aller en Afrique, mais que la construction faisait qu’il était difficile de s’accrocher à la lecture.

Marjolaine a détesté le livre, elle l’a qualifié d’essai plutôt que roman et n’a pas aimé le personnage de Karen Blixen, une personne froide limite plus attachée et touchée par les animaux que par le personnel travaillant pour elle. Du même auteure elle a préféré « Le festin de Babette ».

Magali et Gwenaëlle ont un avis plus partagé, il y a des aspects du récit qu’elles ont apprécié, notamment les descriptions des paysages, et d’autres qu’elles ont moins ou peu aimé.

Toutes les Lectrices avaient également vu le film (qui est d’ailleurs assez différent du livre dont la lecture peut surprendre quand celui-ci a été vu avant), toutes s’accordent à dire qu’il est très beau et axé sur l’histoire d’amour, pour Gwenaëlle il est complémentaire de ce livre car il illustre beaucoup de passages qui sont sous-entendus dans le récit (l’histoire d’amour, la maladie notamment).

C’était au tour de Sara de proposer 3 lectures pour le prochain Club :

  • « Un monde sans rivage » de Hélène Gaudy
  • « Avant que j’oublie’ d’Anne Pauly
  • « Une machine comme moi » d’Ian McEwan

Et c’est ce dernier roman qui a été retenu par une courte majorité.

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Puis les Lectrices ont échangé leurs coups de cœur/de griffe (en vérité, les Lectrices ont beaucoup papoté de sujets divers et variés mais contentons-nous ici de narrer ceux en rapport avec la lecture – et voilà que la Scribe reparle d’elle à la première personne du pluriel maintenant, des personnalités multiples -) :

  • Marjolaine : coups de cœur avec « Couleurs de l’incendie » de Pierre Lemaître, « Le moine de Moka » de Dave Eggers, « Mon territoire » de Tess Sharpe, « Moon brothers » de Sara Crossan, « The wicked deep » de Shea Ernshaw, « Frnk » de Bocquet – Cossu, coups de griffe pour « Et il a neigé sur le fjord » de Laetita Arnould et limite pour « La reine des neiges 2 » au cinéma (limite parce qu’il ne fait pas bon fâcher Elsa);
  • Sara : coups de cœur pour les séries « Killing Eve », « Years & Years », le film « A couteaux tirés » de Rian Johnson et en roman « Le prieuré de l’oranger » de Samantha Shannon, coups de griffe pour « L’ascension de Skywalker »;
  • Gwenaëlle : coups de cœur pour « Sans foi ni loi » de Marion Brunet, « Jurassic Park » de Michael Crichton (relecture), « Sirius » de Stéphane Servant, les adaptations en romans graphiques du « Chant du monde » et de « Nez de cuir », « Les filles du docteur March » de Greta Gerwig, « A couteaux tirés » de Rian Johnson, « Brooklyn affairs » d’Edward Norton, « 1917 » de Sam Mendes (par contre pas vraiment d’histoire), « Les misérables » de Ladj Ly, côté séries « Les rivières pourpres », « Victoria », « L’amie prodigieuse », et coups de griffe pour « Une pluie sans fin » de Michael Farris Smith, « Une vie inachevée » de Terrence Malick (beau mais long).

Les Lectrices vous souhaitent une douce et agréable fin de journée et de janvier, et vous disent à très bientôt pour de nouvelle aventures !

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Club de lecture du 21 février 2020

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En ce vendredi 21 février 2020, les Lectrices se sont réunies dans un cadre pasta & pizza pour échanger autour du roman « Une machine comme moi » de Ian McEwan.

(A ce stade, les Lectrices ont passé commande de leur repas, sans avoir forcément compris toutes les explications du serveur Italien.)

(Il est fort probable que l’amatrice de chianti soit celle rédigeant actuellement ce compte-rendu et internationalement, voire même au-delà, connue sous le nom de La Scribe)

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Cette lecture avait été proposée par Sara qui aime en général les écrits de l’auteur. Et une nouvelle fois, elle a bien aimé (et une nouvelle fois elle s’est trouvée un peu seule …) malgré des personnages antipathiques et quelques longueurs. Bien que déçue par le personnage féminin « un peu meuble », elle s’est laissée embarquer jusqu’au bout.

Marjolaine aime aussi cet auteur qui a une belle écriture. Cette lecture lui a fait penser au dernier Jonathan Coe mais l’a surtout mise mal à l’aise tant c’est malsain, oppressant, stressant avec la présence de ce robot que rien ni personne ne semble pouvoir neutraliser. Elle n’a aimé aucun personnage et a été déçue par cette lecture, stressante pour reprendre les mots de la principale intéressée.

Sandy ne se prononce pas puisque n’ayant pas pu lire le livre mais a écouté avec attention les échanges.

Le coup de grâce fut donné par Gwenaëlle qui a trouvé le roman, bavard, très bavard, trop bavard. L’idée de départ était intéressante et d’ordinaire elle apprécie ce genre de questionnement mais ici dès que l’intrigue commence elle est coupée par des ages d’explications sur un personne, la situation politique etc. Elle a trouvé les personnages exaspérants : Charlie imbu de lui-même, Miranda petite conne et Adam, robot malgré tout. Quand au style, elle a trouvé que l’auteur donnait l’impression de s’aimer beaucoup et cela ne lui a pas donné l’envie de lire autre chose de lui. Elle a aussi avoué avoir arrêté la lecture au milieu de l’intrigue et être passée directement à la fin, même ainsi elle a eu l’impression de ne pas avoir manqué quoi que ce soit.

C’était à Gwenaëlle de proposer 3 lectures (qualifiées de sinistrose par certaines …) :

  • « Artemisia » d’Alexandra Lapierre
  • « Nuages flottants » de Fumiko Hayashi
  • « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley

Et bien en avril les Lectrices découvriront donc la version du monde idéal selon Aldous Huxley (et rassurez-vous, les Lectrices se rencontreront bien en mars, sous un format un peu différent).

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(A ce stade, les Lectrices ont passé commande de leur dessert, là encore parfois les yeux fermés malgré les explications du serveur.)

Puis, les Lectrices ont partagé leurs coups de cœur / griffe :

  • Sara : des coups de cœur avec « Le consentement » de Vanessa Springora, « Préférence système » d’Ugo Bienvenu, et mitigée avec « Miroir de nos peines » de Pierre Lemaître;
  • Sandy : coup de cœur pour « La mémoire des murs » de Tatiana de Rosnay;
  • Marjolaine : coup de griffe pour « La fille de Vercingétorix » de Jan-Yves Ferri, coups de cœur pour « Félines » de Stéphane Servant, « Chroniques d’Edimbourg » d’Alexander McCall, « Pour mémoire » d’Alain Genestar, « Le don de Lorenzo » de Michael Morpurgo, les adaptations BD de « Dans la forêt », « Rémi sans famille »;
  • Gwenaëlle : des coups de cœur avec « Miroir de nos peines » de Pierre Lemaître, « Là où chantent les écrevisses » de Delia Owens, « L’odyssée d’Hakim » de Fabien Tuolmé, « Avez-vous lu les classiques de la littérature ? » Tome 2 de Soledad Bravi et Pascale Frey, et au cinéma avec la (re)sortie de « Millenium actress » de Satoshi Kon.

 

Les Lectrices vous souhaitent une bonne continuation et surtout, de belles lectures !

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Club de lecture du 1er novembre 2019

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En ce premier novembre quelque peu arrosé, les Lectrices se sont retrouvées pour échanger autour de « Ma vie sur la route : Mémoires d’une icône féministe » de Gloria Steinem.

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Commençons avec Marjolaine, qui n’a pas lu la préface (!), elle a apprécié cette lecture mais l’a trouvée un peu longue parfois. Elle a particulièrement aimé le début du récit avec le voyage sur la route avec le père, ainsi que la remarque de l’auteur sur le sens de certains mots qui ont une connotation extraordinaire au masculin et péjorative au féminin, comme aventurier/aventurière et son travail dans plusieurs élections présidentielles. Elle a aussi été touchée par la partie du récit sur les Amérindiens, ainsi que la présence de photographies. Elle a par contre trouvé qu’il y avait trop de politique, et que l’auteur « s’aime trop » en s’auto-félicitant à chaque fois qu’elle a participé, contribué ou créé quelque chose. Marjolaine aime bien en général les parcours de vie, malgré quelques reproches elle a apprécié sa lecture.

Sandy n’a pas fini le livre mais va le continuer. Elle le trouve un peu longuet, qu’il manque parfois de profondeur et que le titre est particulièrement mauvais car il n’y a pas que le combat féministe qui y est relaté mais des combats variés. Elle a trouvé que l’auteur restait en surface, contrairement à Mona Chollet dans ses essais. Par contre, le thème du sens du voyage et des rencontres la passionne et la touche, elle a été sensible à la présence de celui-ci dans le récit et espère que cela sera le cas jusqu’à la fin.

Gwenaëlle avait lu cette autobiographie cet été, récit dont il a fallu attendre longtemps la publication en Français. La préface signée par Christiane Taubira m’a permis d’avoir une autre vision de cette personne. Elle a trouvé cette lecture intéressante et enrichissante sur un plan personnel, qui lui a permis d’avancer dans sa réflexion personnelle. Elle a été particulièrement marquée par les réflexions de Gloria Steinem sur le vote et son importance : « Non seulement il faut voter, mais il faut se battre pour voter. L’isoloir est le seul endroit sur terre où les plus faibles sont les égaux des plus puissants. », ainsi que sa réflexion sur le fait que le voyage commence à partir du moment où l’on sort de chez soi : « A présent, quand on me demande avec condescendance pourquoi je n’ai pas de voiture – et on continue à me poser la question – , je réponds simplement : « Parce que l’aventure commence à l’instant où je sors de chez moi. ». ». C’est une lecture riche qui pousse à la réflexion, et qui s’avère quasiment indispensable par rapport à la situation actuelle en France, mais aussi ailleurs dans le monde, pour prendre du recul et changer son regard sur l’autre et ce qui nous entoure.

Par rapport à ce qui a été débattu lors de la séance par les Lectrices, Gwenaëlle a avancé l’hypothèse qu’elles trouvaient peut-être cela pas assez profond tout simplement parce qu’il s’agit du style d’écriture, et que celui Américain est différent du Français, notamment dans la catégorie littéraire des essais.

Bien que non présente physiquement, Aude a tenu a partagé son avis à distance : « Pour commencer, bien que je ne sois pas une grande fan de Christiane Taubira, je trouve qu’elle offre un bon début à cette lecture avec une assez jolie préface, il faut le reconnaître. Nous sommes plongés ensuite aux sources d’une prise de parole féministe à travers les USA, par une nomade clairement assumée. De rencontre en rencontre, on sillonne ainsi les Etats Unis dans les pas de Gloria, dont l’acharnement au combat, tant pour les femmes que pour les minorités, donne énormément de courage et d’optimisme malgré tout dans cette ballade aussi savoureuse qu’édifiante. Il s’agit d’un éloge du voyage, de l’échange, de l’écoute, de la parole tant de leçons à retenir !!! ».

Ce partage s’achèvera sur ces paroles de Gloria Steinem : « De toutes ces années de militantisme, je retire une leçon claire : voter n’est pas la seule chose qu’on puisse faire, mais c’est le minimum. Pour avoir une démocratie, il faut en vouloir une. ».

C’était à Sandy de proposer 3 lectures pour le prochain Club :

  • « L’homme nu » de Marc Dugain et Christophe Labbé
  • « La ferme africaine » de Karen Blixen
  • « Tokyo Vice » de Jake Adelstein

Et, cela est rare pour être souligné, les Lectrices ont été emballées les trois propositions, ce qui n’a pas été évident pour choisir, finalement c’est « La ferme africaine » qui a été retenu !

Puis les Lectrices ont échangé leurs coups de cœur/griffe :

  • Marjolaine : le manga « Reine d’Egypte » de Chie Inudoh, « The promised neverland » de Kaiu Shirai, « Les belles vies » de Benoît Mainville, « L’héritière des Raeven » de Méropée Malo, « Fablehaven » de Brandon Mull, « Circé » de Madeline Miller, le film « Dilili à Paris » de Michel Ocelot;
  • Gwenaëlle : coups de cœur avec « Félines » de Stéphane Servant, « La fin du monde » de Fabrice Colin (fin frustrante car suite non publiée), et pour se détendre « L’étrange vie de Nobody Owens » de Neil Gaiman (lecture Halloween) et « American Royals » de Katharine McGee, et au cinéma « Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma, « Un jour de pluie à New York » de Woody Allen, « Martin Eden » de Pietro Marcello, « Joker » de Todd Phillips.

Les Lectrices vous souhaitent un bon mois de novembre et vous disent à bientôt pour de nouvelles aventures !

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Club de lecture du 22 septembre 2019

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En ce dimanche pluvieux, mais heureux, du 22 septembre 2019, les Lectrices se sont réunies pour parler de la lecture de l’été, enfin du pavé, à savoir « Lonesome Dove Episode 1 » de Larry McMurtry.

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En selle, c’est parti pour le rodéo littéraire !

Marjolaine, dont c’était la proposition, a beaucoup aimé et ne connaissait pas cet auteur. Ce récit comporte pour elle tous les thèmes du western tel qu’on l’imagine, avec de l’humour. Elle s’est attachée aux personnages, mais a trouvé que l’ensemble manquait peut-être d’un personnage féminin pêchu. Elle a trouvé le style bon, avec des rebondissements et à l’occasion aimerait voir la série qui a été faite.

Aude a aimé cette histoire retraçant la vie des cowboys au Texas, leur quotidien, grâce à ce livre qui casse les clichés. Elle a été immergée dans le récit, a moins aimé la place de la femme dans le récit, mais reconnaît que c’est sans doute fidèle à l’époque. Une lecture intéressante pour elle qui n’a pas l’habitude de lire du western.

Gwenaëlle a trouvé la première partie longue, très longue, sans aucune action et a eu du mal à s’accrocher aux personnages, à tel point qu’elle a fait une pause avant de lire la deuxième partie. Elle a nettement plus apprécié la suite : plus d’actions, le lieu n’est plus figé, de l’aventure et des grands espaces, le western débute enfin. Elle a trouvé quelques scènes particulièrement fortes, notamment l’attaque des mocassins lors de la traversée d’une rivière et au final a apprécié cette lecture et envisage de lire le second tome pour connaître le dénouement. Comme Marjolaine elle a envie de voir la série.

Certaines Lectrices n’ont malheureusement pas pu venir ce jour pour cause de virus, mais la magie du numérique aidant, elles ont partagé leur avis sur cette lecture.

Claire n’a pas aimé ce livre, elle l’a trouvé particulièrement misogyne par moment sauf à la fin où elle a trouvé que cela s’améliorait avec le personnage de Janey. Elle n’a trouvé aucun des personnages sympathiques, mais elle a noté des descriptions assez précises du Far West et a pensé au personnage féminin de « True Grit » (qu’elle a préféré). Elle ne regrette toutefois pas cette lecture qui lui a permis de découvrir un auteur.

Sara n’a pas fini la lecture, pour cause de rentrée littéraire, mais elle a moyennement aimé pour l’instant. Elle a apprécié l’aspect western, un style qu’elle ne lit jamais, mais elle a trouvé des longueurs au texte et s’est ennuyée par moment.

C’était à Aude de proposer 3, exceptionnellement 4, lectures pour le prochain Club :

  • « Ma vie sur la route : mémoires d’une icône féministe » de Gloria Steinem
  • « Cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez
  • « L’étrange vie de Nobody Owens » de Neil Gaiman
  • « La reine du sud » d’Arturo Perez Reverte

Et c’est le récit de Gloria Steinem qui a été retenu !

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Puis les Lectrices ont échangé leurs coups de cœur/griffe :

  • Marjolaine : coups de cœur avec « L’amie prodigieuse » d’Elena Ferrante, « Graine de sorcière » de Margaret Atwood, « Des nouvelles du monde » de Paulette Jiles, « Un si petit oiseau » de Marie Pavlenko, « L’île » de Robert Merle, « Le bruissement des feuilles » de Karen Viggers, « Les trésors de Mousse » de Claire Lebourg et coup de griffe pour « Vers la beauté » de David Foenkinos;
  • Gwenaëlle : du côté littéraire que des coups des cœur pour « Malevil » de Robert Merle, « California Girls » de Simon Liberati, « Ma vie sur la route : mémoires d’une icône féministe » de Gloria Steinem (et oui, le hasard …), « Petits secrets, grands mensonges » de Liane Moriarty, « Nuits appalaches » de Chris Offutt, « Jefferson » de Jean-Claude Mourlevat, « Dix jours avant la fin du monde » de Manon Fagertton, du côté cinématographique des coups de cœur pour « Once upon a time in Hollywood » de Quentin Tarentino, « Ad astra » de James Gray, « Les hirondelles de Kaboul » de Zabou Breitman et Eéa Gobbé-Mévellec, « Hors normes » d’Eric Toledano et Olivier Nakache (avant-première, le film sort en octobre), et un coup de griffe pour « Deux moi » de Cédric Klapisch;
  • Aude : coups de cœur pour « Les refuges » de Jérôme Loubry, « A l’est d’Eden » de John Steinbeck, «  »American royals » de Katharine McGee, « L’alchimiste » de Paolo Coelho, « Les dix petits nègres » d’Agatha Christie.

Les Lectrices vous souhaitent un bel automne et vous disent à bientôt pour de nouvelles aventures littéraires !

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Rentrée littéraire 2019 : quelques livres audio

Dans ma sélection spéciale Rentrée littéraire2019  il y avait  4 romans disponibles en livre audio (Merci Audible ) , écrits par 4 femmes…
Amélie Nothomb, Karine Tuil, Nathacha Appanah, Violaine Huisman.

Voici ce que j’en ai pensé de :

Soif, d’Amélie Nothomb (21 août)
Rose désert, de Violaine Huisman (22 août)
Les choses humaines, de Karine Tuil (22 août)
Le ciel par-dessus le toit, de Nathacha Appanah (22 août)

 

Note  07 09 2019 :

J’ai terminé « Le ciel par-dessus le toit », « Soif » et « Rose désert » – ce sont des romans plutôt courts … et j’ai aimé les trois.

(J’éditerai ce billet avec mon retour sur le roman de Karine Tuil.)

SOIF – Amélie Nothomb

Description

« Pour éprouver la soif, il faut être vivant. » Amélie Nothomb

« On n’apprend des vérités si fortes qu’en ayant soif, qu’en éprouvant l’amour et en mourant : trois activités qui nécessitent un corps. » Avec sa plume inimitable, Amélie Nothomb donne voix et corps à Jésus Christ, quelques heures avant la crucifixion. Elle nous fait rencontrer un Christ ô combien humain et incarné, qui monte avec résignation au sommet du Golgotha. Aucun défi littéraire n’arrête l’imagination puissante et fulgurante d’Amélie Nothomb, qui livre ici un de ses textes les plus intimes.

©2019 Éditions Albin Michel (P)2019 Audiolib

J’ai laissé passé quelques jours après dégustation de Soif, (il faut laisser décanter certains romans ). Ce n’est donc pas un avis à chaud que je vous livre…   Amélie Nothomb  nous raconte la vie de Jésus  à sa façon. Revisiter la vie du Messie, ce n’est pas une idée nouvelle, mais c’était assez inattendu de la part d’Amélie Nothomb . En tout cas, moi, j’ai été suprise par ce choix de sujet

Soif est un roman spirituel, tragique et hédoniste  Amélie Nothomb sait si bien décrire le plaisir de boire de l’eau – le texte est à la limite de la potomanie.

L’autrice sait aussi bien exprimer les souffrances de la soif… Le Christ décidant en effet de ne pas boire la veille de son supplice pour la douleur de la soif  atténue en quelque sorte les autres souffrances….

Soif est est un bon cru, le style est à la fois limpide et recherché mais ce n’est pas mon Nothomb préféré.  Mon favori reste « Stupeurs et tremblements » même si j’ai beaucoup apprécié Frappe -toi le cœur et Métaphysique des tubes.

Le format audio sied à merveille aux livres d’Amélie Nothomb – j’en ai écouté plusieurs  dont Frappe-toi le cœur.
Grégori Baquet ( la voix de Jésus ) est parfait dans ce long monologue. Sa lecture est fluide, sa diction précise…  C’est une belle performance.

 

ROSE DESERT – Violaine Huisman

Description

« C’est pas dangereux par là-bas ? À ton avis, bibi ? Je n’étais pas vraiment au courant du conflit au Sahara occidental avant de traverser la région en autocar. L’ampleur des problèmes de terrorisme dans cette zone du pays n’est pas non plus notoire, si? Il abaisse ses lunettes fumées avec une emphase théâtrale, et je remarque tout à coup ses yeux bleu-vert, lesquels, entre ses pattes-d’oie, sa peau burinée et sa barbe de trois jours, ressemblent aux lagunes de Dakhla. Géraldine, tu vas devoir m’expliquer ce que tu fous ici. »

Suite à un immense chagrin d’amour à l’approche de la trentaine, Violaine décide de traverser le désert, du Maroc au Sénégal. À partir de ce périple improbable, s’esquisse une réflexion sur l’emprise et la perte. En revisitant ses rapports aux hommes depuis l’adolescence, elle aborde avec une sincérité rarement égalée les tabous de l’éveil à l’amour et à la sexualité. L’écriture si particulière de Violaine Huisman, à la fois poétique et abrupte, s’impose sur ce sujet intime dans toute sa vitalité.

©2019 Editions Gallimard (P)2019 Editions Gallimard

« Fugitive parce que reine du rose désert »

Autobiographie (et biographie ) âpre, sensible, sans complaisance … Violaine Huisman raconte sa jeunesse et sa vie de jeune adulte à travers un voyage risqué en Afrique et une expatriation à New York. Pas de rose bonbon dans cette histoire , mais des descriptions chaudes d’une passion toxique,  des expériences parfois « borderline » des souvenirs douloureux d’une mère malade, fantasque, et d’une famille que l’on pourrait qualifier de « dysfonctionnelle » … VIolaine Huismains, sans auto complaisance, nous raconte son passé, sans omettre les expériences douloureuses. Et à la fin de cette traversée du désert de sa jeunesse, arrivent la maturité, l’apaisement (relatif) et la sagesse.  On apprend aussi des choses sur la Mauritanie et le Sénégal, et on se remémore les années 90/ 2000,  grâce à ce livre .

Je découvre cette autrice et j’ai aimé ce texte.

 

La lectrice,  Rachel Arditi, y est pour beaucoup dans mon appréciation. Elle vit visiblement le texte, tour à tour, écorchée vive, ironique, désespérée…  C’est un texte qui n’a pas dû être facile à dire/lire… Chapeau bas, donc !

 

LE CIEL PAR-DESSUS LE TOIT – Nathacha Appanah

« Sa mère et sa sœur savent que Loup dort en prison, même si le mot juste c’est maison d’arrêt mais qu’est-ce que ça peut faire les mots justes quand il y a des barreaux aux fenêtres, une porte en métal avec œilleton et toutes ces choses qui ne se trouvent qu’entre les murs. Elles imaginent ce que c’est que de dormir en taule à dix-sept ans mais personne, vraiment, ne peut imaginer les soirs dans ces endroits-là. »

©2019 Editions Gallimard (P)2019 Editions Gallimard

Le titre vient d’un poème de Verlaine. Le ciel par-dessus le toit est en lice pour le Renaudot et pour le Goncourt.

Il s’agit du récit d’une histoire de famille « dysfonctionnelle » ( je n’ai pas trouvé d’autre terme, même si je n’aime pas ce adjectif ). Même si ce sujet est un thème rebattu, Natacha Appanah- une écrivaine que je découvre alors qu’elle a déjà écrit dix romans –  introduit de la singularité dans le récit avec ses personnages complexes. Le texte parle aussi d’enfermement ( carcan familial, incarcération….),  d’émancipation, de marginalité…

C’est à la fois original, fort et doux. Simple, parfois banal, et parfois l’inverse. Cruel mais optimiste. La fin est abrupte et un peu trop ouverte à mon goût . J’ai néanmoins apprécié  la  concision de ce roman. Je  pense que « Le ciel … »  fera parler de lui et comprend qu’il soit en lice pour de grands prix littéraires.

Suliane Brahim de la Comédie Française possède une voix douce et agréable, mais  j’ai  trouvé son interprétation un peu lisse. (C’était peur-être voulu.)

# A noter : Le ciel par dessus le toit , les choses humaines et Soif sont en pré-sélection pour le Goncourt !

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Livre audio : Dune de Frank HERBERT

Dune, de Frank Herbert, est paru le 11 avril 2019 sur Audible. Ce livre est lu par Benjamin Jungers.

Vous trouverez ci- dessous mon avis sur cette « audio lecture « .

Mais avant, une petite introduction…

Paru en 1965, il s’agit d’un chef d’œuvre de science – fiction écrit par Franck Herbert qui au départ devait écrire un article sur les dunes (source : émission Blockbusters* ) . Ce serait le roman de ce genre le plus lu au monde.

Dune a été adapté au cinéma en 1984 par David Lynch et sera à nouveau sur les écrans en novembre 2020, le film sera cette fois réalisé par Denis Villeneuve.

Alejandro Jodorowsky a tenté en vain une adaptation…il faut dire que ce roman et ses suites sont un modèle de complexité… un défi à représenter en images !

Présentation par Audible

Le chef d’œuvre de Frank Herbert enfin en livre audio !

Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers convoite. Quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et changera le cours de l’Histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique : elles veulent créer un homme qui réunira tous les dons latents de l’espèce. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

Avis express : Dune…. Tout un univers !

L’œuvre est complexe, aride – pardon pour le jeu de mots, mais c’est vrai !  On la déteste ou non l’adore (à sa sortie il a été soutenu uniquement par Arthur C. Clarke).
Ce roman a été toutefois récompensé du vivant de son auteur ;  par exemple reçu le prix Nebula en 1966.

C’est un roman de science-fiction particulier. C’est un livre aux thèmes (géo) politiques, philosophiques, mystiques, et même écologiques.Le fils de l’auteur reprendra le flambeau en rédigeant une suite avec les mêmes codes. L’ère des machines et de la conquête spatiale est dépassée.

Les relations familiales sont compliquées (litote).
Paul est le héros, on identifie clairement le baron Arkonnen comme étant le méchant. Mais Paul n’est ni un jeune homme ordinaire, ni un ange.Dame Jessica, la mère de Paul, est un personnage très intéressant, pétri de contradictions ; son destin est aussi torturé que celui de son fils.

Le  roman est compliqué, très détaillé, mais agréable à écouter – il m’a juste fallu réécouter quelques passages. Chaque chapitre ou presque est introduit par une citation d’un livre futur. C’est un peu difficile à comprendre….
En fait, il existe un certain nombre de choses difficiles à comprendre dans le  » Duniverse « , mais cela partie du charme et de la richesse du livre. À chacun de voir des références, à chacun ou presque d’avoir sa version et son interprétation.

C’est un pavé, il faut y aller doucement et ne pas être trop cartésien….

C’est pourquoi à mon avis ce livre visionnaire est inadaptable pour le grand ou petit écran …

J’ai vu l’adaptation de Lynch (un cauchemar à tourner selon le réalisateur ) et je n’en garde pas un souvenir impérissable…
Je regrette de ne pas avoir vu le documentaire sur la tentative cinématographique de Jodorowsky, et j’attends avec impatience l’adaptation en deux parties de Denis Villeneuve ( je viens d’avoir cette information grâce à l’émission Blockbusters). Une série télévisée sera aussi bientôt consacrée à la caste des Bene gesserit.
Je n’ai pas vu la mini série les enfants de Dune .

Le comédien lecteur, Benjamin Jungers, caractérise bien les personnages, notamment féminins, et possède une voix agréable et une excellente diction. Après, il faut être concentré, il y a beaucoup de personnages et de termes inventés….je reste avec plein de questions au bout de ces 18 heures et quelques d’écoute, je devrai lire la suite.
Mais quel beau voyage que cette (audio) lecture. On a du mal à laisser cet Univers, surtout que rien n’est résolu à la fin de l’écoute.

  • À écouter :  le podcast Blockbusters du 8 août 2019 :

https://www.franceinter.fr/emissions/blockbusters/blockbusters-08-aout-2019

Les copyright du livre audio.

©1965 / 1969 / 1970 / 1972 Frank Herbert / Galaxy Publishing Corporation / Traduction française : Éditions Robert Laffont, SA. Traduit par Michel Demuth (P)2019 Lizzie, un département d’Univers Poche, Paris
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(Livre audio) I am, I am, I am de Maggie O’Farrell  

Le livre audio du mois de juillet choisi par le #clubaudible est  » I am I am I am » de Maggie O’ Farrell …

Sous- titré de façon intrigante « 17 rencontres avec la mort », ce livre est un coup de cœur pour moi !

Description :
Après le succès d’Assez de bleu dans le ciel, Maggie O’Farrell revient avec un nouveau tour de force littéraire. Poétique, subtile, intense, une œuvre à part qui nous parle tout à la fois de féminisme, de maternité, de violence, de peur et d’amour, portée par une construction vertigineuse. Une romancière à l’apogée de son talent. Il y a ce cou, qui a manqué être étranglé par un violeur en Écosse. Il y a ces poumons, qui ont cessé leur œuvre quelques instants dans l’eau glacée. Il y a ce ventre, meurtri par les traumatismes de l’accouchement…

Dix-sept instants. Dix-sept petites morts. Dix-sept résurrections. Je suis, je suis, je suis. I am, I am, I am.

Mon avis sur I am I am I am de Maggie O’Farrell

J’ai trouvé ce livre de Maggie O’ Farrell très original…

‘Ça m’a parlé’ mais je comprends que cet ouvrage ne plaise pas à tout le monde. ( cf la réunion du club audio sur la page Facebook Audible.fr ).
Je dis oui, trois fois oui, pour I am I am I am

C’est un texte atypique entre mémoires, journal intime et témoignage qui a su me toucher, me parler… Et c’est surtout une célébration de la vie ! Ce qui ne tue pas rend en effet plus fort, quelque part. Maggie O Farrell se livre, mentionne certes des personnes dangereuses rencontrées dans son parcours, mais aussi des personnes bienveillantes et remercie ces dernières d’ailleurs à la fin.
La narratrice, Amélie Céline, est très bien, elle n’en fait pas trop !

Parfois c’est un peu dur à suivre, parfois il y a des répétitions, c’est dû à la structure même du livre. Maggie O’Farrell se confie, se souvient. Elle n’organise pas son texte de manière chronologique.

Je comprends toutefois que certains lecteurs n’aiment pas. C’est vrai que certains passages sont durs, peuvent rappeler de très mauvais moments …. Et puis oui, ce texte paraît autocentré ; mais au final il ne l’est pas tant que ça, surtout vers la fin, puisque l’autrice parle de sa fille !