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Un dimanche de mai ensoleillé : compte rendu

32èeme édition du club déjà avec Sophie, Claire, Magali, Anne-Claire, Marjolaine, Violette et Delphine.

Nous étions bien dans le salon de Marjolaine autour de petits gâteaux au chocolat et autres douceurs pour parler de Mon chien stupide de John Fante. C’était le livre qui avait été choisi sur le thème de l’humour. Un livre culte publié en 1985 après la mort de l’auteur.

Un livre qui nous a laissées partagées.

Autant Magali et Violette ont vraiment aimé ce livre un peu déjanté et l’ont trouvé vraiment drôle, autant certaines sont vraiment restées de marbre devant ce type d’humour plus proche de l’humour noir, hyper cynique et désabusé. Magali et Violette ont même trouvé la fin avec la truie "géniale" même si un peu frustrante.john-fante-mon-chien-stupide

Les autres sont mitigées, ont été assez vite lassées voire écœurées par ce chien obsédé (comique de répétition jugé un peu lourd). Le personnage principal de l’ écrivain raté est apparu de façon si peu sympathique qu’il a dégoûté certaines. Le côté provocateur de livre n’a pas plu non plus. Mais c’est aussi une certaine vision de l’Amérique qui a pu déplaire. Tout comme certains aspects qui ont été vus comme trop clichés et caricaturaux.

On a toutes noté par contre le thème de l’écrivain et les réflexions autour de ce qu’est un auteur, de ce qu’il est quand il n’arrive pas à écrire aussi. Anne-Claire a été elle plus intéressée par ce que l’auteur dit des relations avec ses enfants et donc par la figure paternelle.

Nous avons noté que les livres de Fante ont tous été inspirés par la vie de l’auteur. Violette a beaucoup aimé Bandini et Demande à la poussière.

Mon chien stupide a été initialement publié sous le titre West of Rome avec un autre court texte. Peut-être faut-il lire la suite pour mieux comprendre/apprécier ce livre et sa fin un peu trop ouverte (pour certaines).

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La lecture suivante était sur le thème du handicap. Ce n’était pas un thème évident car nous ne voulions pas pour autant un livre plombant et plombé.

Les propositions étaient :

  • Les aveugles de Bi Feiyu (Claire)
  • Pauvre Miss Finch de Wilkie Collins (Anne-Claire)
  • Sourde, muette et aveugle de Helen Keller (Magali)
  • Notre Dame de Paris de Hugo (Magali)
  • Wonder de Raquel Palacio (Delphine)
  • La pitié dangereuse de Zweig (Sophie)
  • Comme sur des roulettes de M Ferdjoukh (Sophie)

pauvre-miss-finch,M114784C’est Pauvre Miss Finch de Wilkie Collins qui a remporté tous les suffrages.

Nous en parlerons le 22 juin date de la prochaine séance.

(sous le soleil évidemment).

Prochain thème: l’école

Nous nous sommes dit également qu’on pourrait peut-être proposer la prochaine fois pour changer d’un thème un pays de nouveau.

La suite au prochain numéro !

 

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Compte-rendu du Club d’Avril

En ce dimanche 27 avril mi-ensoleillé mi-pluvieux, le Club des Lectrices s’est réuni "Au bon pêcheur" en comité restreint puisque étaient présentes : Magali, Claire et Gwenaëlle.

La lecture du jour était "Le chant de Salomon" de Toni Morrison, le thème retenu étant celui des "mythes littéraires" et ce livre s’apparentant au "Cantique des Cantiques".

Magali a beaucoup aimé, le dernier livre qu’elle avait lu de Toni Morrison était "Home", un roman à part dans l’oeuvre de l’auteur. Elle a retrouvé la Toni Morrison des autres livres, avec un côté fascinant car ici Toni Morrison perd tout le temps le lecteur mais en le tenant par la main. Elle également apprécié l’humour présent et a été fascinée par la spiritualité et la magie qui se dégage du récit ainsi que par la façon dont l’auteur conjure le déracinement des Noirs. Elle a eu un coup de coeur pour le personnage de Pilate qui est pour elle une figure de l’auteur. Pour elle, ce livre a été un coup de coeur.

Claire a quant à elle pris l’histoire au premier degré et n’a pas trouvé d’humour dans le récit. Elle a été perdue au début mais a fini par trouver le récit intéressant à partir du moment où Laitier (alias Macon Mort, le personnage principal) est parti en voyage, personnage qu’elle a trouvé pendant un temps antipathique. Elle a trouvé que ce roman était un bel hommage aux racines, notamment à travers la comptine qui tient lieu de fil conducteur. Elle a aussi trouvé la langue très belle et musicale, et a aimé les légendes dont il est question au cours du récit. Pour elle, cela a été une lecture intéressante.

Gwenaëlle avait pour sa part découvert Toni Morrison à travers "Home", un roman à part, et elle a renoué avec plaisir le style de Toni Morrison et a trouvé qu’il prenait ici toute son ampleur. Pour elle, tous les personnages étaient antipathiques, particulièrement celui de Laitier, mais elle a pourtant suivi avec plaisir sa quête. Elle a apprécié la belle plume de Toni Morrison qui utilise de nombreuses images métaphoriques pour faire part des sentiments habitant les personnages. Elle a rapproché ce roman au "Cantique des Cantiques" après la lecture du fait de la double histoire d’amour : celle d’Agar et de Laitier, tragique, et celle plus générale de Toni Morrison au peuple Noir. Pour elle, ce fut un plaisir que de lire cette grande fresque historique sur le peuple Noir.

Les trois lectrices présentes se sont accordées pour dire qu’à travers ce roman le lecteur sentait tout l’amour porté au peuple Noir par Toni Morrison, il a donc fait l’unanimité pour elles.

 

Pour le mois prochain, le thème retenu était celui de l’humour. Voici les propositions (supérieures à deux pour Gwenaëlle en prévision du nombre réduit de participants afin de pouvoir s’accorder sur un livre non lu par les membres) :

  • Et demain tout change, Gilles Legardinier, proposé par Marjolaine
  • Mais n’te promène donc pas toute nue !, Georges Feydeau, proposé par Magali
  • Trois hommes dans un bateau (sans parler du chien), Jérôme K. Jérôme, proposé par Gwenaëlle
  • La conjuration des imbéciles, John Kennedy Toole, proposé par Gwenaëlle
  • Génération X, Douglas Coupland, proposé par Gwenaëlle
  • Petits suicides entre amis, Arto Paasilinna, proposé par Gwenaëlle
  • Pourquoi j’ai mangé mon père, Roy Lewis, proposé par Gwenaëlle
  • Comment voyager avec un saumon, Umberto Eco, proposé par Gwenaëlle
  • Mon chien stupide, John Fante, proposé par Gwenaëlle

Les lectrices ont discuté afin de se mettre d’accord sur un livre non lu par toutes, leur choix s’est porté sur "Mon chien stupide" de John Fante.

Le thème retenu pour le prochain Club dont la date reste à déterminer est : le handicap.

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Compte-rendu du club de mars

Le 16 mars dernier, nous nous sommes retrouvées chez Marjolaine pour ce qui était mon tout premier Club des Lectrices.
J’ai eu la chance de l’intégrer grâce à Sophie et Magali et ai eu le plaisir de rencontrer Gwenaëlle, Marjolaine, Claire et Anne-Pauline pour discuter du "Train" de George Simenon. J’ai subi un bizutage très "soft," à base de thé et de chocolats de Pâques !


Pour nous toutes, George Simenon était un auteur de romans policiers. Nous le connaissions toutes à travers son personnage phare du Commissaire Maigret mais son œuvre n’y se limite pas, loin de là. Il a en effet écrit quelques 200 livres, dont de nombreux romans psychologiques, comme l’a fait remarquer Sophie. Dans l’ensemble, nous avons toutes beaucoup apprécié cette lecture, à part Anne-Pauline qui a émis quelques réserves…
Magali s‘attendait à lire un pur roman policier, dans la veine des aventures du personnage de Maigret. Elle a aimé l’histoire dès les premières pages du livre, cette belle parenthèse d’amour au milieu de la guerre l’a vivement émue. Elle a aimé le style simple et efficace de Simenon et son regard pénétrant sur les choses. Cette première lecture lui a donné envie de poursuivre la lecture de l’œuvre de l’auteur.
Gwenaëlle a littéralement dévoré le livre, d’autant plus qu’il s’agit d’une période de l’Histoire qui la passionne – i.e. la Seconde Guerre Mondiale.
"S’il n’y avait pas eu cette guerre, Marcel n’aurait jamais rencontré Anna". Elle a également apprécié le style de Simenon et n’hésitera pas à lire davantage ses œuvres.
Claire a lu l’œuvre d’une traite. En tant que blogueuse cinéma, elle est sensible au style cinématographique de la plume de Simenon, à son écriture fluide, vivante, naturelle. Elle a insisté sur sa façon simple et efficace de raconter une belle histoire.
Pour Sophie, qui associait également Simenon à Maigret, l’histoire a semblé traîner quelque peu en longueur au cours des premières pages, pour atteindre un climax à la fin. Le personnage de Marcel lui a paru peu sympathique : pour elle, il s’adapte simplement à ce qui lui arrive et s’autorise une période de grâce en vivant son idylle avec Anna.
Un avis en demi-teinte pour Anne-Pauline qui n’a trouvé le roman, "ni-agréable, ni-désagréable." Elle a aimé le fait que pour une fois, le récit d’exode avait lieu à bord d’un train, et non sur les routes, comme cela est souvent le cas dans les romans sur la Seconde Guerre Mondiale. L’histoire d’amour entre Marcel et Anna ne l’a pas émue, pour elle, il ne s’agissait que d’une passion, que de la réalisation d’un fantasme. Elle a même utilisé le terme de "lamentable" !
Marjolaine, intéressée par le thème de l’exode, a également aimé ce bel « entracte » qui avait lieu dans la vie de Marcel. Elle va continuer à lire l’œuvre de Simenon avec le même plaisir.
Hermine a adoré ce roman. Elle a trouvé deux choses extrêmement intéressantes : d’une part, la place du destin et d’autre part, la façon distanciée avec laquelle les événements nous sont racontés. Le détachement avec lequel Marcel accueille la nouvelle de la guerre, pensant que cela était écrit, l’a fascinée : dès qu’il apprend que les Allemands sont aux portes de la France, qu’il doit quitter sa maison, son magasin, ses poules, c’est comme s’il s’attendait depuis toujours à cette nouvelle. L’histoire nous est racontée à travers le prisme d’un narrateur qui semble vivre les événements de l’extérieur, ce qui nous fait presque oublier que nous sommes en temps de guerre, ce qui est extrêmement rare pour un récit portant sur une telle période. A travers sa façon de raconter l’histoire, les horreurs de la guerre sont atténuées, nous ne ressentons presque aucune émotion.
Nos propositions pour le thème des « mythes littéraires »
- Le chant de Salomon, Toni Morrisson (Magali)
– Palestine, Hubert Addad (Marjolaine)
– Ulysse von Bagdad, Eric-Emmanuel Schmidt (Claire)
– Enchantement, Orson Scott Card ( Anne-Pauline)
– Ondine, Jean Giraudoux ou la Machine Infernale (Gwenaëlle)
– La nuit de Valognes, Eric-Emmanuel Schmidt (Sophie)
– Le quatrième Mur, Sorj Chalandon (Hermine)
Pour le prochain club, nous nous sommes mises d’accord sur le choix de Magali, après avoir longuement hésité avec "Enchantement" d’Orson Scott Card. Nous avons finalement opté pour le choix de Magali notamment pour des raisons pratiques, "Enchantemen"t risquant d’être introuvable.

Nous en parlerons le 26 avril prochain ainsi que de nos idées de romans autour du thème de l’humour !

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Hermine

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Compte rendu du club de février

Nous étions peu nombreuses aujourd’hui à manger des crêpes et parler livres chez Marjolaine qui a eu la gentillesse de nous accueillir. La lecture du jour était Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro, avec son pendant cinématographique, la version de James Ivory, avec Anthony Hopkins et Emma Thompson dans les rôles principaux.

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Voilà qui n’était pas arrivé depuis longtemps : il y a une belle unanimité sur ce roman qui a su séduire toutes les lectrices.

Claire pensait que le sous-texte historique serait plus intéressant. Comme ce fut le cas pour nous toutes, elle s’est surtout intéressée au personnage de Stevens. Elle s’est même presque identifiée à Miss Kenton. Elle a souligné la qualité de l’écriture et de la traduction. Quant au film, elle y a retrouvé la même ambiance feutrée que dans le livre, ambiance qui tranche avec les violences qui ont lieu à l’extérieur du domaine.

Sophie avait lu le livre il y a quelques années, en une journée, et avait enchaîné avec le film. Elle a trouvé la fin de ce dernier décevante même si l’adaptation reste superbe et rend à merveille tout le charme de la campagne anglaise. Elle a beaucoup apprécié, comme certaines d’entre nous, le mélange entre petite et grande histoire. Elle a été fascinée par Stevens, ce majordome entièrement dévoué à sa fonction, qui est presque plus fier de Darlington Hall que son propriétaire. Elle a aussi évoqué les similitudes de cette histoire avec la série Downton Abbey.

Gwenaëlle a beaucoup aimé l’ambiance typiquement britannique et la beauté de la campagne anglaise. L’histoire lui a rappelé le roman d’Helen Simonson, La dernière conquête du major Pettigrew, que certaines d’entre nous ont également lu avec beaucoup de plaisir. Elle a été très étonnée par le fait que Stevens ne définisse qu’au travers de sa fonction. Le déroulement de l’intrigue lui a semblé lent, mais cela n’a pas gêné sa lecture et a même participé à l’ambiance de sa lecture. Enfin, le fait que Darlington Hall soit racheté par un Américain marque pour elle la fin de l’empire britannique et le début de la suprématie américaine. Elle n’a pas encore vu le film.

Marjolaine non plus n’a pas vu le film, mais elle a beaucoup aimé le livre, notamment les touches d’humour so british disséminées dans le texte. Elle a retenu l’opposition entre la dignité qu’un majordome est censé avoir et le badinage auquel se livre le propriétaire américain et qui intrigue tellement Stevens. Elle a souligné le tragique du caractère du domestique qui ne s’autorise aucun sentiment, refoule toutes les émotions et ne vit que pour son travail, plaçant le service avant toute autre chose.

Delphine n’a pas terminé le livre, mais elle le lit en version originale, ce qui est un effort à souligner. Elle trouve le style assez lent, mais a tout de même envie de terminer cette lecture. Elle garde du film un souvenir très marqué et souligne qu’il insiste davantage que le livre sur la relation entre Stevens et Miss Kenton.

Magali a aimé le livre, mais a trouvé des longueurs et des lourdeurs dans le style. D’abord émue par Stevens, elle a fini par le trouver totalement agaçant tant sa capacité à aimer ou à ressentir des émotions humaines est inexistante. De même, Miss Kenton l’a souvent agacée avec son caractère capricieux et sa tendance à exaspérer à dessein le majordome. De Kazuo Ishiguro, elle retient surtout le roman Auprès de moi toujours, que d’autres lectrices ont apprécié. Côté film, elle a apprécié l’adaptation, même si certains détails ont été modifiés. En outre, elle a estimé qu’Anthony Hopkins n’a pas vraiment le physique pour jouer un domestique britannique de la classe de Stevens, même s’il reste un excellent acteur.

Pour le mois prochain, nous devions proposer des lectures ayant un rapport avec les transports. Voici les propositions.

  • Magellan, Stefan Zweig – Moyen de transport : le bateau
  • Le train, Georges Simenon – Moyen de transport : le train
  • La bête humaine, Émile Zola – Moyen de transport : le train
  • Vol de nuit, Antoine de Saint-Exupéry – Moyen de transport : l’avion
  • Soie, Alessandro Baricco – Moyen de transport : le train, le bateau
  • Le cherche-bonheur, Michael Zadoorian – Moyen de transport : le camping-car
  • Le temps n’est rien, Audrey Niffeneger – Moyen de transport : le temps
  • Le périple de Baldassare, Amin Maalouf – Moyen de transport : le bateau
  • Compartiment pour dames, Anita Nair – Moyen de transport : le train
  • Orient-Express, Graham Greene – Moyen de transport : le train
  • Premier de cordée, Frison-Roche – Moyen de transport : la cordée, la marche, l’escalade
  • Le vent dans les saules, Kenneth Graham – Moyen de transport : la barque, la roulotte, la voiture, le train

Après de longues discussions, nous avons choisi Le train de Georges Simenon, auteur à l’honneur tout au long de l’année 2014.

Notre prochain thème de réflexion est le suivant : les mythes littéraires.

Et nous nous retrouverons le 16 mars, encore chez Marjolaine qui est une hôtesses des plus accomplies !

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Premier club de 2014 : c’était dimanche 5 janvier !

Ce dimanche, nous étions 7 réunies à La Penderie, brasserie devenue notre QG, pour notre premier club de 2014 ! C’était aussi l’occasion pour nous de fêter Noël, ce que nous avons célébré en s’offrant un petit quelque chose, souvent lié à la lecture … (carnet, marque page, etc.) !

La dernière fois, nous avions décidé de lire un auteur nobelisé : Alice Munro avait été choisie car le Prix Nobel de littérature venait d’être décerné. Nous avions élu le seul roman de cette nouvelliste, sans trop savoir à quoi nous attendre car aucune d’entre nous n’en avait lu.

du côté de castle rock

Du côté de Castle Rock reprend l’histoire d’une famille écossaise sur plusieurs générations, à partir de leur immigration vers le Canada, où ils vont refaire leur vie. La première partie retrace l’histoire des ancêtres de la narratrice, puis sa propre histoire.

Alors que Violette craignait d’être la seule à avoir aimé, finalement les avis ont été assez équitablement partagés et Accalia comme George ont rallié Violette ! Miss G, Lili Galipette, Marjolaine et Delphine se sont ennuyées durant cette lecture. Même si elles ont su apprécier le style, elles n’ont pas appréciés que l’auteur ne prévienne pas qu’une partie de son texte soit fictif. Certaines ont en effet été déçues d’apprendre que tout ce qui concerne les ancêtres de la narratrice avait été inventé. Elles se sont d’ailleurs embrouillées dans le nom des personnages, et des passages leur ont paru trop longs. Elles ont d’ailleurs eu l’impression qu’il s’agissait plus de nouvelles superposées que d’un véritable roman.

Pour celles qui ont aimé, au contraire, l’intérêt était dans cette généalogie – certes complexe – qui retraçait un siècle d’histoire de pionniers canadiens. Elles ont apprécié l’approche de Munro concernant son passé, ses ancêtres et l’attention qu’elle accorde aux détails, aux gestes anodins.

Nous avons ensuite fait un retour sur l’avant-propos du roman, dans lequel Munro explique qu’elle s’est servie de sa vie pour en faire une fiction, constituée effectivement par des nouvelles qui touchaient presque au genre des mémoires.

Les avis étaient donc encore une fois partagés, mais c’est ce qui fait le sel de nos rencontres !

Nous avons ensuite fait le choix de notre prochaine lecture : cette fois-ci, nous devions proposer un texte qui a été adapté au cinéma. Le choix était large ! Et pourtant, pas de chance, chaque proposition avait déjà été lue par une lectrice. Nous avons fini par nous décider pour la proposition d’Accalia, Les vestiges du jour de Ishiguro, que j’avais (Missbouquinaix) déjà lu et adoré … Il a été adapté par James Ivory, dans un très bon film avec Emma Thompson et Anthony Hopkins.

les vestiges du jourvestiges film

***

Pour la prochaine fois, nous cherchons en titre en rapport avec le thème des Transports, sur une proposition de Lili Galipette. A vos méninges les filles et rendez-vous le 2 février !

En attendant, les Lectrices vous souhaitent une bonne année 2014, remplie de lectures passionnantes !

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Qui est le lauréat du 1er Prix des Lectrices ? et en route pour 2014 !

prixdeslectricesIl est plus que temps d’annoncer enfin le roman qui remporte le premier Prix des Lectrices. Nous en étions restés aux trois finalistes :

- Suite française d’Irène Némirovsky

- Entre ciel et terre de Jon Kalman Stefansson

- Le boulevard périphérique de Henry Bauchau

Le 17 novembre, lors de notre dernière réunion, nous avons donc procédé aux derniers votes, et nous sommes heureuses de vous annoncer que le grand gagnant est Suite française d’Irène Némirovsky qui a recueilli 5 votes sur 10 !

némirovsky suite prix lectrices

Nous avons toutes été sensibles à ce roman qui retrace l’exode de la Seconde Guerre et cette étrange cohabitation entre les soldats allemands et la population française. Nous avons aussi reconnu l’extrême perspicacité d’Irène Némorivsky qui écrivit ce roman alors même que les évènements racontés étaient en train de se dérouler sous ses yeux. Un roman magnifique  pour notre tout premier Prix des Lectrices et dont nous sommes d’autant plus fières qu’il correspond bien à l’esprit de ce Club des Lectrices qui met souvent en avant la littérature féminine. Un grand merci donc à Accalia qui nous avait proposé de beau roman.

PL2014 photo logoLe Prix des Lectrices revient en 2014, avec une sélection très alléchante, comme vous allez pouvoir le constater. Cette année encore, nous vous proposons de vous joindre à nous pour participer au Prix. Nous allons essayer d’être un peu mieux organisées qu’en 2013. Si vous souhaitez participer, vous pouvez vous inscrire dans les commentaires.

Voici donc la sélection 2014 (présentation par ordre alphabétique d’auteurs) :

PL2014 Ben jeloun au pays

Au pays de Tahar Ben Jeloun, roman proposé par Marjolaine.

PL2014 Benacquista Malavita

Malavita de Tonino Benacquista, roman proposé par Claire.

PL2014 Forster Arno

Avec vue sur l’Arno de E.M Forster, roman proposé par Miss G.

PL2014 gaudé pour seul cortège

Pour seul cortège de Laurent Gaudé, roman proposé par Miss Bouquinaix.

PL2014 Germain le livre des nuits

Le Livre des Nuits de Sylvie Germain, roman proposé par Lili Galipette.

PL2014 Ness Quelques minutes

Quelques minutes après minuit de Patrick Ness, roman proposé par Accalia.

oates mudwoman PL2014

Mudwoman de Joyce Carol Oates, roman proposé par George.

PL2014 Simmons les locataires

Les Locataires de l‘été de Charles Simmons, roman proposé par Violette.

PL2014 Winckler le choeur

Le Chœur des femmes de Martin Winckler, roman proposé par Delphine.

Deux autres roman viendront compléter la liste prochainement.

Une bien belle sélection cette année encore. Nous rappelons que ces romans sont les coups de cœur personnels des Lectrices sur l’année 2013. Cette année la sélection fait la part belle aux hommes avec seulement 2 femmes, mais pas des moindres, Sylvie Germain et Joyce Carol Oates, pour 8 hommes. Ce qui prouve que nous ne sommes pas sexistes !

Bonnes lectures à tous et merci de votre fidélité !

(source de l’image du logo)

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Compte rendu du Club de Novembre et 3ème anniversaire !

summer-reading-006En ce 17 novembre frileux, les Lectrices fêtaient les 3 ans du Club ! Trois ans de lectures et d’amitié ! Les Lectrices, terme générique et englobant qui renferme pourtant des personnalités très différentes mais complémentaires. Les Lectrices ont aussi beaucoup évolué, certaines sont parties, d’autres sont venues et quelques unes ont toujours été là. Du groupe du début, nous ne sommes plus que quatre (Delphine, Violette, Claire et moi-même, George), sorte de socle dur qui a accueilli avec bonheur celles qui nous ont rejointes et qui ont fini de constituer la statue finale. Prochainement d’ailleurs une onzième lectrice viendra nous rejoindre, mais nous aurons l’occasion d’en reparler. Notre petit club vit sa vie tranquillement. Club de Lectrices donc, uniquement de lectrices, de femmes, et qui tient à cette particularité-là et qui, tout en donnant l’impression de correspondre à un vieux cliché, combat le cliché et refuse d’y être enfermé.

Donc en ce 17 novembre, nous avons fêté nos 3 ans avec un brunch réconfortant. Malheureusement Delphine et Sophie L’Ogresse n’ont pas pu être parmi nous. Nous avions beaucoup de sujets à aborder : la lecture de novembre, l’élection de la prochaine lecture sur le thème du Prix Nobel de Littérature, définition du thème pour janvier, la clôture du Prix des Lectrices 2013 et l’annonce de la sélection du Prix des Lectrices 2014. Dans un billet prochain, nous vous annoncerons le lauréat du Prix des Lectrices 2013 et nous vous ferons part de la sélection du Prix 2014 (nous attendons encore 2 titres).

Pour novembre, Le Chant du monde de Jean Giono était au programme, un roman proposé par MissG sur le thème des saisons. De façon assez claire, deux groupes se sont formés : celles qui ont aimé et celles qui ne sont pas parvenues à entrer dans le roman. Pour toutes les lectrices, le style poétique et évocateur de Giono a été sans doute l’élément le plus décisif : une langue poétique, rurale, merveilleuse qui porte le roman. Le thème de la recréation, du renouveau a particulièrement intéressé Magali. Violette a d’autant plus apprécié cette lecture qu’elle séjournait alors dans le Sud et les mots de Giono ont alors résonné d’autant plus fort. Pour Miss Bouquinaix, ce roman est un vrai poème, et l’écriture prime sur le récit ou l’intrigue. C’est d’ailleurs cette dernière, ou plutôt sa quasi absence, qui a un peu rebuté Claire  comme Marjolaine : si elles ont ressenti un plaisir esthétique grâce au style, elles ont trouvé que le récit se perdait et n’était pas suffisamment fort pour maintenir leur intérêt. Un petit bémol a aussi été apporté par Violette concernant l’histoire d’amour jugée un peu trop sentimentale. Accalia, quant à elle, détestant la campagne, s’est ennuyée et n’a pas été intéressée par ce roman. Pour ma part, pensant que notre réunion devait se tenir le 24 et non le 17, et l’ayant appris deux jours avant, je n’ai malheureusement pas eu le temps de le lire, mais ce n’est que partie remise.

Du côté de castle rock pocheDepuis quelques temps, nous définissons nos lectures en fonction d’un thème choisi. Pour le mois de décembre, nous avions donc décidé de lire un roman d’un auteur nobelisé. Il s’est avéré que nous avons été trois à présenter le même roman : Du côté de Castle Rock d’Alice Munro et c’est sur ce roman que notre choix s’est fixé :

4ème de couverture (Éditions Points) : Quitter l’Écosse pour gagner la terre de toutes les promesses : c’est le rêve de la famille Laidlaw qui abandonne la vallée pauvre d’Ettrick et son existence étriquée pour rejoindre les plaines du Canada. Là, ils devront reconstruire leur univers, travailler dur, s’intégrer et s’inventer une nouvelle identité. Deux siècle plus tard, Alice Munro se lance sur les traces de ses ancêtres.

Nous nous retrouverons le 5 janvier (sauf contre ordre) autour de ce roman et apporterons nos choix de lectures pour Février, autour du thème : Roman adapté au cinéma. Cette thématique sera également l’occasion de comparer roman et film.

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