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Club des Lectrices du 10 mai 2015

C’est sous le soleil, dans la joie, la bonne humeur et la convivialité que les Lectrices se sont retrouvées en ce dimanche 10 mai 2015, avec un changement de lieu puisque la rencontre avait lieu au Delyan de l’Hôtel de Ville.

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L’échange a eu lieu autour de « La confusion des sentiments » de Stefan Zweig.

Pour Sandy, cela a été une première fois puisqu’elle a testé le livre audio avec une lecture de l’oeuvre faite par Daniel Mesguisch. Elle a trouvé cela très vivant, mais ne peut par contre pas se prononcer sur le style, l’oeuvre de Stefan Zweig ayant été coupée en 16 morceaux avec des intermèdes musicaux. Elle a adoré l’histoire après un petit temps d’adaptation au début et a beaucoup aimé la fin ouverte.

Pour Claire, elle a avoué que parmi ses lectures de Stefan Zweig celle-ci n’était pas celle qui lui avait le plus plu. D’un côté, elle a trouvé ce roman très bien pour les nombreuses références littéraires qui y sont incluses, d’un autre côté, elle a trouvé que cela manquait un peu d’action et que, contrairement à d’habitude, l’auteur avait un peu noyé le poisson. Son impression générale sur ce livre reste bonne, elle a particulièrement aimé le personnage de la femme du professeur. En guise de conclusion, elle a trouvé que l’histoire de ce roman restait extrêmement actuelle.

Marjolaine a elle aussi beaucoup aimé ce livre, il lui a rappelé ses années de fac littéraire avec la fascination qu’elle et d’autres étudiants avaient pour certains professeurs, à l’image du narrateur de ce roman. Elle a deviné au bout d’un moment ce qu’il en retournait quant au secret du professeur, elle a trouvé ce récit un peu oppressant par moment et n’a pas été très à l’aise vis-à-vis du trio formé par le professeur, sa femme et son élève. Elle a conclu en disant que c’était assez fort en puissance d’émotions, comme Stefan Zweig peut le faire.

Gwenaëlle pour sa part a elle aussi énormément apprécié ce roman, a perçu la naïveté du narrateur dans sa jeunesse et a beaucoup aimé le trio avec le narrateur se trouvant comme une quille poussée et repoussée du professeur à sa femme. Elle a trouvé que le concept de vampirisation allait particulièrement bien pour décrire le personnage du professeur qui aspire toute l’énergie de la jeunesse (et la naïveté) de son jeune étudiant, et qui se pose même parfois en prédateur. Elle a trouvé le style de Stefan Zweig sublime et qu’il avait particulièrement bien réussi à retranscrire l’aspect psychologique de la passion amoureuse et la perception qu’en a l’objet de l’affection. Elle a conclu en disant que cette intrigue n’avait pas été sans lui rappeler celle de « La mort à Venise » de Thomas Mann.

En conclusion, toutes les Lectrices étaient d’accord pour dire que ce roman était très bon et qu’il y avait beaucoup à en dire d’un point de vue psychologique.

L’avis de Gwenaëlle.

 

Le thème retenu lors du dernier Club était la musique, voici les propositions des Lectrices :

– « Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent » d’Eric-Emmanuel Schmitt, proposé par Marjolaine

– « Une guitare pour deux » de Mary Amato, proposé par Marjolaine

– « Le pianiste » de Wladyslaw Szpilman, proposé par Sandy

– « Freedom Song » d’Amit Chaudhauri, proposé par Claire

– « Les immortels » d’Amit Chaudhauri, proposé par Claire

– « Concerto pour la main morte » d’Olivier Beys, proposé par Claire

– « La vie à côté » de Mariapia Veladiano, proposé par Claire

– « Moderato Cantabile » de Marguerite Duras, proposé par Gwenaëlle

– « Tous les matins du monde » de Pascal Quignard, proposé par Gwenaëlle

Après un vote rapide, c’est « Tous les matins du monde » de Pascal Quignard qui a été choisi pour le prochain Club dont la date reste à définir.

Enfin, le thème retenu pour le prochain Club est « Jules Verne », toutes les Lectrices présentes ayant émis le souhait de lire un livre de cet auteur.

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2 commentaires sur “Club des Lectrices du 10 mai 2015

  1. Bonjour comment rejoindre votre club? vos lectures me plaisent beaucoup

  2. PAX ROMANA – Les Maîtres du Monde
    par
    Mihaela Erika Petculescu

    Paru en avril aux éditions Edilivre, Pax Romana – Les Maîtres du Monde est le premier volume d’une trilogie se construisant en dialogue avec les événements historiques. Le roman présente quelques semaines de la vie de l’empereur Auguste et de ses intimes en l’an 9 ap. J.-C. C’est l’apogée du règne, ressuscité en toute objectivité, sans supprimer pour autant la subjectivité artistique. Rome a eu finalement raison de ses ennemis ; on vient justement d’écraser la révolte de Pannoniens et des Dalmates. L’Empire connaît enfin la paix, la stabilité, la prospérité. Pourtant, ironie de la vie comme toujours, en dessous de cette surface paisible, les passions brûlent, les rancœurs se font véhémentes et le bonheur est impossible pour les protagonistes. En bref, une saga d’âmes dans la tourmente, transformées par l’histoire en personnages immortels.

    Si Pax Romana était une musique, elle ressemblerait sans nul doute à la polytonalité wagnerienne : ainsi que R. Wagner a fondu dans un seul art musique et drame, de même la paix romaine a fondu dans un creuset unique les populations de l’Atlantique à l’Euphrate et de la Mer du Nord aux confins du Sahara. L’Empire romain qui en a résulté est en fait le précurseur de notre globalisation actuelle. Découvrir l’histoire de Rome, c’est découvrir notre propre histoire et une partie des éléments constitutifs de la personnalité commune que l’Europe a aujourd’hui. Il y a des similitudes frappantes avec notre monde actuel : mondialisation, brassage des populations et des cultures, diversité dans l’unité, intégration, immigration, tolérance et intolérance, prospérité matérielle allant de pair avec déficits budgétaires, guerres et besoin de stabilité… Rome a été la première à connaître ces phénomènes. Ce saut par-delà les siècles devrait être pour nous tous matière à réflexion.

    L’histoire des protagonistes – qui touchent au cœur du réel, mais qui importent aussi par leur personne, plus que par les faits accomplis – a pour but de retracer nos origines et de montrer des vérités qu’on ignore en général. C’est en même temps une aventure qui vise à faire comprendre que le passé est omniprésent et que, bien des fois, le présent – auquel il ne faut pas offrir une valeur absolue, mais le situer dans la totalité du temps – n’est que son dédoublement. Alors, pourquoi se dissocier des valeurs de rassemblement ? Se couper du passé est loin d’être un processus évolutif, car notre existence trouve son sens en réponse à tout ce qui nous entoure. Sans la connaissance du passé, l’homme moderne risque de devenir un être hors soi, incapable de comprendre d’où nous venons et qui nous sommes, et sans habileté d’anticiper dans une certaine mesure l’avenir. En d’autres mots, une personne facile à duper.

    Après tout, l’histoire est plus qu’une démonstration de la splendeur de la civilisation humaine : elle nous apprend aussi qu’il y a toujours espoir de changer le monde. Donc, Pax Romana – défense et illustration du monde romain au début de notre ère – est à son tour plus qu’un exercice gratuit, encore moins une imposture convaincante, mais bien un enjeu capable d’aviver les sentiments des lecteurs et de provoquer chez eux une quête de repères d’identité. En outre, étant donné que l’homme est resté le même à travers les temps, les lecteurs retrouveront leur propre dimension narrative ; un bout de chemin parcouru auprès de personnages célèbres pourrait bien être une confrontation avec des conséquences directes sur la vie de chacun.
    Un roman à la portée de tous, surtout de ceux qui se refusent d’être otages d’une image figée et cloîtrée de la réalité. En fait, on est tous engagés dans l’histoire !

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