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Compte rendu du club de février

Nous étions peu nombreuses aujourd’hui à manger des crêpes et parler livres chez Marjolaine qui a eu la gentillesse de nous accueillir. La lecture du jour était Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro, avec son pendant cinématographique, la version de James Ivory, avec Anthony Hopkins et Emma Thompson dans les rôles principaux.

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Voilà qui n’était pas arrivé depuis longtemps : il y a une belle unanimité sur ce roman qui a su séduire toutes les lectrices.

Claire pensait que le sous-texte historique serait plus intéressant. Comme ce fut le cas pour nous toutes, elle s’est surtout intéressée au personnage de Stevens. Elle s’est même presque identifiée à Miss Kenton. Elle a souligné la qualité de l’écriture et de la traduction. Quant au film, elle y a retrouvé la même ambiance feutrée que dans le livre, ambiance qui tranche avec les violences qui ont lieu à l’extérieur du domaine.

Sophie avait lu le livre il y a quelques années, en une journée, et avait enchaîné avec le film. Elle a trouvé la fin de ce dernier décevante même si l’adaptation reste superbe et rend à merveille tout le charme de la campagne anglaise. Elle a beaucoup apprécié, comme certaines d’entre nous, le mélange entre petite et grande histoire. Elle a été fascinée par Stevens, ce majordome entièrement dévoué à sa fonction, qui est presque plus fier de Darlington Hall que son propriétaire. Elle a aussi évoqué les similitudes de cette histoire avec la série Downton Abbey.

Gwenaëlle a beaucoup aimé l’ambiance typiquement britannique et la beauté de la campagne anglaise. L’histoire lui a rappelé le roman d’Helen Simonson, La dernière conquête du major Pettigrew, que certaines d’entre nous ont également lu avec beaucoup de plaisir. Elle a été très étonnée par le fait que Stevens ne définisse qu’au travers de sa fonction. Le déroulement de l’intrigue lui a semblé lent, mais cela n’a pas gêné sa lecture et a même participé à l’ambiance de sa lecture. Enfin, le fait que Darlington Hall soit racheté par un Américain marque pour elle la fin de l’empire britannique et le début de la suprématie américaine. Elle n’a pas encore vu le film.

Marjolaine non plus n’a pas vu le film, mais elle a beaucoup aimé le livre, notamment les touches d’humour so british disséminées dans le texte. Elle a retenu l’opposition entre la dignité qu’un majordome est censé avoir et le badinage auquel se livre le propriétaire américain et qui intrigue tellement Stevens. Elle a souligné le tragique du caractère du domestique qui ne s’autorise aucun sentiment, refoule toutes les émotions et ne vit que pour son travail, plaçant le service avant toute autre chose.

Delphine n’a pas terminé le livre, mais elle le lit en version originale, ce qui est un effort à souligner. Elle trouve le style assez lent, mais a tout de même envie de terminer cette lecture. Elle garde du film un souvenir très marqué et souligne qu’il insiste davantage que le livre sur la relation entre Stevens et Miss Kenton.

Magali a aimé le livre, mais a trouvé des longueurs et des lourdeurs dans le style. D’abord émue par Stevens, elle a fini par le trouver totalement agaçant tant sa capacité à aimer ou à ressentir des émotions humaines est inexistante. De même, Miss Kenton l’a souvent agacée avec son caractère capricieux et sa tendance à exaspérer à dessein le majordome. De Kazuo Ishiguro, elle retient surtout le roman Auprès de moi toujours, que d’autres lectrices ont apprécié. Côté film, elle a apprécié l’adaptation, même si certains détails ont été modifiés. En outre, elle a estimé qu’Anthony Hopkins n’a pas vraiment le physique pour jouer un domestique britannique de la classe de Stevens, même s’il reste un excellent acteur.

Pour le mois prochain, nous devions proposer des lectures ayant un rapport avec les transports. Voici les propositions.

  • Magellan, Stefan Zweig – Moyen de transport : le bateau
  • Le train, Georges Simenon – Moyen de transport : le train
  • La bête humaine, Émile Zola – Moyen de transport : le train
  • Vol de nuit, Antoine de Saint-Exupéry – Moyen de transport : l’avion
  • Soie, Alessandro Baricco – Moyen de transport : le train, le bateau
  • Le cherche-bonheur, Michael Zadoorian – Moyen de transport : le camping-car
  • Le temps n’est rien, Audrey Niffeneger – Moyen de transport : le temps
  • Le périple de Baldassare, Amin Maalouf – Moyen de transport : le bateau
  • Compartiment pour dames, Anita Nair – Moyen de transport : le train
  • Orient-Express, Graham Greene – Moyen de transport : le train
  • Premier de cordée, Frison-Roche – Moyen de transport : la cordée, la marche, l’escalade
  • Le vent dans les saules, Kenneth Graham – Moyen de transport : la barque, la roulotte, la voiture, le train

Après de longues discussions, nous avons choisi Le train de Georges Simenon, auteur à l’honneur tout au long de l’année 2014.

Notre prochain thème de réflexion est le suivant : les mythes littéraires.

Et nous nous retrouverons le 16 mars, encore chez Marjolaine qui est une hôtesses des plus accomplies !

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11 commentaires sur “Compte rendu du club de février

  1. Merci pour ce compte-rendu qui me permet de connaître le contenu de vos échanges ! Je note le livre pour mars !

  2. Ah c’est fou, j’ignorais que ce magnifique film était avant tout un livre… ça donne envie. J’ai du mal à lire un bouquin après avoir vu le film mais j’ai tellement aimé le duo Thompson et Hopkins que je devrais faire l’effort ! 🙂 merci pour cette découverte !

  3. Merci pour cette bonne séance du club de lectrices !

  4. Merci beaucoup pour ce compte-rendu! Le club m’a manqué hier et j’ai hâte de vous retrouver en mars!

  5. Bonjour, désolée par manque de temps je ne poste mon pti commentaire que maintenant. La lecture de ce roman m’a, je dois bien l’avouer, profondément ennuyée : L’histoire entre les deux personnages assez monotone (comme leur vie sans doute) et un style très classique (même si c’est bien écrit). Je ne me suis attachée à aucun personnage, même si par moments la -trop- bonne

    Comme certaines d’entre vous, je m’attendais à ce que la toile de fond historique de départ suscite enfin mon intérêt, mais déception. Je m’attendais à ce que cette partie se développe au fur et à mesure de la lecture, et en particulier à travers le personnage de Stevens . Car son dévouement acharné et le déni m’a rappelé – de façon très indirecte- la théorie de la banalité du mal développée par H Arendt. Ayant ça à l’esprit, j’ai forcement été déçue du traitement de la psychologie de Stevens.
    Voilà en qlq mots…
    J’espère pouvoir vous rencontrer au prochain rdv.

  6. Bonjour à vous lectrices,
    je souhaiterai énormément intégrer votre groupe, je vis sur Orléans où je suis une formation de théâtre au conservatoire. Cette formation m’amène à lire et enrichir mon répertoire littéraire, c’est pourquoi je cherche à m’intégrer dans un club de lecture.
    Vous reste t il de la place ?
    Bien à vous.

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