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Compte rendu 24 juillet

Nous étions 4 « rescapées de l’été » ce dimanche à la Fourmi ailée : Ilse, Violette, Delphine et Sophie, dont c’était la première fois parmi nous. (Et il a fallu braver pas mal d’obstacles pour arriver jusque là, à bas le tour de France…)
Nos discussions ont tourné autour de L’oeuvre de Zola, lu et apprécié par toutes.

Nous avons apprécié cette plongée dans l’univers artistique et parisien du 19ème siècle. Nous avons aimé l’écriture de Zola, finalement très moderne et accessible, au contraire de ce qu’avait pu imaginer Violette qui nous a proposé cette lecture et qui avait « un peu peur » de Zola.

Nous sommes tombées d’accord sur le fait que l’histoire était sombre et plutôt oppressante et qu’à travers son héros, le peintre Claude Lantier, Zola nous montrait une vision particulièrement bien peu optimiste du statut d’artiste. Nous avons aussi essayé de comprendre sa femme qui est prête à tout pour garder son homme. Nous avons bien évidemment eu du mal à comprendre leur peu de réaction suite à la perte de leur enfant. Et même si on sent dès le commencement (après la période hors parisienne), que la fin sera tragique, on reste malgré tout « fasciné » par le monde assez cruel que dépeint Zola, avec force détails. Les descriptions des salons notamment nous ont semblé très intéressantes.

Nous avons également discuté de la place de L’Oeuvre dans la série des Rougon-Macquart,(sous titrée Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire) dont le sujet était de montrer l’influence du milieu sur l’homme et les tares héréditaires d’une famille, originaire de Plassans, sur cinq générations depuis l’ancêtre Adélaïde Fouque (née en 1768) jusqu’à un enfant à naître, fruit de la liaison incestueuse entre Pascal Rougon et sa nièce Clotilde (1874).

Les avis de  Violette,  IlseSophie et Delphine, à découvrir pour en savoir plus.

Les propositions de lecture commune pour la rentrée suivent

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6 commentaires sur “Compte rendu 24 juillet

  1. Merci Delphine pour ton super compte-rendu, comme d’hab!
    Et bonnes vacances!!!!!!!!

  2. Merci Delphine pour le compte-rendu (quel esprit de synthèse !).
    Je partage vos réactions sur « L’Oeuvre ». En lisant cette oeuvre, on est vraiment triste pour les personnages de Claude et Christine… La description des amis de Claude et du milieu artistique est cruelle. En outre, ce qui m’a frappée, c’est l’acharnement, l’obsession de Claude ou plutôt son perfectionnisme bloquant… (Et oui, je pense qu’un perfectionnisme comme le sien peut être un vrai défaut.) A force de refaire son tableau, d’y ajouter touche de peinture sur touche de peinture, il se retrouve face à un monstre, à un projet qu’il ne maîtrise plus et en oublie la vie, vampirisé. Certains passages m’ont fait penser à des oeuvres « horrifiques » comme le Portrait de Dorian Gray voire la Créature de Frankenstein. Dans mon édition ( la première à gauche parmi les photos) , on trouve nombre de notes, et notamment une allusion à la peinture qui cristallise une obsession sexuelle, de la frustration… La peinture comme dérivatif ?

  3. Merci Delphine pour cette synthèse ! j’ai beaucoup pensé à vous cette après-midi et bien regretté de ne pas être avec vous ! Je n’ai pas relu « L’oeuvre » mais j’en garde un fort souvenir sans doute parce que je l’avais intégré à mon DEA de lettres. J’avais été passionnée par la description du milieu artistique, par les descriptions très picturales de Zola sur Paris, et bien sûr par ce couple, ce trio en fait car la femme peinte a un rôle tellement important ! Concernant le peu de considération sur l’enfant perdu, cela peut peut-être s’expliquer par le fait que ces drames étaient très fréquents à l’époque et sans doute aussi parce qu’il est décrit par un homme. Je ne veux pas dire que les hommes sont moins bouleversés par la perte d’un enfant, mais sans doute ne la ressentent-ils pas de la même manière. J’avais étudié ce roman dans le cadre d’une réflexion sur le mythe de Pygmalion dans la littérature du XIXème, et je m’étais régalée avec ce roman si proche du mythe. Ce qui m’avait beaucoup intéressée aussi est la perception de la femme, la misogynie de cette fin du XIXème, cette idée que la femme est plus proche de l’animal et donc peut nuire à l’expression artistique. N’oublions pas que Zola a suivi de très près les travaux de Charcot sur l’hystérie féminine, et que la connaissance du corps de la femme, et de sa sexualité étaient encore dans les limbes… bon je ne vais pas vous refaire mon DEA… mais voilà en gros ce qu’il me reste de ce roman, 20 ans plus tard…aïe !

  4. BONNE VACANCES DELPHINE !!!!!! BISES

  5. j’avais bien aimé ce livre, même si en effet la place de l’artiste y est très sombre!

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