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La fenêtre panoramique (note de Claire)

Couverture. (Photo : Claire Fayau)

 

 Le roman choisi pour la troisième rencontre du club des lectrices (le 13 février 2010) est La fenêtre panoramique de Richard Yates. Le rendez-vous est toujours à la Fourmi Ailée, à 16 heures.

Revolutionary Road (film)

Revolutionary Road (film) (Photo credit: Wikipedia)

Je vous propose ci-dessous ma critique – où je ne vous parle pas du film de Sam Mendes, mais allez le voir pour le duo Winslet/DiCaprio !

 

Cette lecture prévue par le club des lectrices pour le mois de février ne donne pas une image positive du couple. Et pourtant, février, c’est le mois de la Saint Valentin !

L’auteur

Découvrir cet auteur sur Babelio.com

L’histoire

April et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant : ils s’efforcent de voir la vie à travers la fenêtre panoramique du pavillon qu’ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à New York dans le service de publicité d’une grande entreprise de machines électroniques mais, comme April, il se persuade qu’il est différent de tous ces petits-bourgeois au milieu desquels ils sont obligés de vivre, certains qu’un jour, leur vie changera… Pourtant les années passent sans leur apporter les satisfactions d’orgueil qu’ils espéraient. S’aiment-ils vraiment ? Jouent-ils à s’aimer ? Se haïssent-ils sans se l’avouer ?… Quand leur échec social devient évident, le drame éclate.(Résumé de l’éditeur Robert Laffont)

Mon avis

Le roman Revolutionary Road (La fenêtre panoramique en VF), datant de 1961, met en scène un couple qui se croit « pas comme les autres » et pourtant assez commun. En effet, les questions que se posent les personnages sont des questions que nous pouvons nous poser :

« Comment vivre en couple ? », voire « Comment vivre ensemble ? »- et j’irai plus loin : « Comment vivre ? », « Comment s’insérer dans la société tout en restant fidèle à soi-même ? ».

En abordant des thèmes comme le mariage, la famille, la place de la femme mais aussi celle de l’homme dans la société, l’adultère, l’avortement, la fin d’une liaison, le livre touchera tout un chacun, seul ou en couple.

Les personnages secondaires sont intéressants aussi, notamment le fils « fou » de l’agent immobilier. L’auteur effleure le thème de la psychanalyse ( et les traitements barbares de l’époque) sans s’y attarder.

Pêle-mêle, j’ai associé ce roman à la série Mad Men, à Loin du paradis (< cliquer pour lire les pensées de Violette sur le sujet), et puis aussi à du Virginia Woolf.

Le livre est très bien écrit (et bien traduit car la VF ne détonne pas à part quelques « okay » en trop). J’ai surtout aimé les descriptions.

Il faut tout de même avoir le moral pour lire ce portrait amer de l’American Dream , et de la société des fifties. Heureusement, je ne me suis reconnue dans aucun des personnages !

Citations

  • « Tout ce pays est pourri par la sentimentalité. »

  • « Voilà comment tous les deux nous nous sommes réfugiés dans cette erreur gigantesque (car c’est bien cela : une erreur énorme, obscène!), dans cette idée que les gens doivent démissionner de la vie réelle et « se ranger » quand ils ont une famille. C’est le grand mensonge sentimental de la banlieue et je t’ai obligé d’y souscrire tout le temps. Je t’ai obligé à vivre dans ce mensonge ! »

D’autres avis

La fenêtre panoramique vue par la Plume dilettante n’est pas très belle.

La critique de Delphine books (elle a bien raison pour la 4e de couverture !)

Celui de Mlle Sophie, agréablement surprise.

Le « coup de gueule » d’Emilie

> Dans l’ensemble, j’ai trouvé les critiques sévères cette fois ( y compris la mienne). Je n’ai pas été emballée par ce roman, mais la description de ces Américains moyens (WASP) est intéressante.

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À propos de Claire (legenoudeclaire)

Présente sur le web depuis une bonne dizaine d'années. "Geekette", selon certains. Blogueuse, c'est certain ! Lectrice compulsive (de blogs, de livres, de paquets de céréales...) depuis que je sais lire ! Cinéphile, et critique de ciné au sens où François Truffaut l'entendait. Sinophile (et non «cynophile »!). Ex-expatriée en Ecosse, et en Chine, car piquée par le virus des voyages. J'aime apprendre quelques mots de chaque pays visité (normal quand on a fait des études de langues ! )

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